Le Travailleur de l’Est

INDEX

La Révolution Prolétarienne
16e année N° 179, 25 juillet 1934
p 7-271

« Le Travailleur de l’Est »

Divers camarades nous demandent ce qu’est devenu ce journal. Nous recevons d’un camarade de l’Est les renseignements suivants :

Le Travailleur est mort. Du moins, je le crois sans oser l’avancer comme une certitude, quelques camarades s’essayant à le ressusciter. Il est possible qu’il reparaisse, mais, ce qui m’étonnerait fort, c’est qu’il vive encore aussi longtemps qu’il a vécu. A mon sens, il était devenu une erreur. Je veux dire par là que les idées premières ayant présidé à son lancement avaient subi tant de remaniements, qu’il était devenu le refuge de tous les aigris, et laissés pour compte du mouvement ouvrier et que, petit à petit, « pour vivre, il perdait toutes raisons de vivre »… On peut dire que le mariage entre les éléments parisiens que le « Travailleur » avait pris en tandem et les militants de l’Est ressemblait quelque peu à celui de la carpe et du lapin…

On peut ajouter que nos camarades avaient entrepris une besogne au-dessus des possibilités : celle de créer un nouveau parti prolétarien. C’est une besogne vaine ; l’expérience du Travailleur de l’Est semble, du moins, l’avoir appris à quelques-uns si l’on en juge par les derniers articles qui y ont été publiés, notamment par Rassinier.

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