Renégats

Les numéros du Semeur sont aujourd’hui consultables en ligne sur le site de la BNF.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32867224h/date.r=le+semeur.langFR

Est-ce pour cela que certaines pages hostiles à Rassinier ne sont plus désormais directement accessibles ? Elles accusaient en effet Rassinier de mensonge quant à sa participation à la création du journal… Encore raté,chef!

Pour fêter cette avancée sur le front de la vérité historique, deux articles de l’Humanité à la suite de l’exclusion de Jacob et Rassinier en 1932 :

L’Humanité, 9 avril 1932
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4042342/f2.image
« Le père de Lucien Carré cloue Jacob au pilori

Le secrétariat du Parti a reçu la magnifique lettre suivante de notre camarade Armand Carrré, père de l’héroïque militant déporté au bagne de Méchéria :

Aux camarades de Belfort !

Aux ouvriers !

C’est avec une profonde indignation que j’ai lu Le Semeur du 9 avil et ceci change complètement ma façon de voir à propos de ma canditature à Belfort. Je l’avais par principe retirée, croyant qu’elle fortifiait une décision qu’on pouvait prendre comme une brimade contre Jacob.

Le véritable abus de confiance que ce dernier a commis dans le dernier Semeur m’a détrompé à ce sujet. Il m’a fait comprendre que le Parti avait raison ; il m’est impossible maintenant de considérer Jacob autrement que comme un ennemi du Parti, et cela me fait un devoir de le combattre et d’être avec mon Parti pour rester avec le prolétariat, comme je l’ai toujours été.

Toutes les considérations personnelles disparaissent devant le Parti qui doit vivre, progresser, se fortifier, qui est le seul espoir de libération des travailleurs. On est pour ou contre lui, il n’y a aps de position intermédiaire.

Je suis pour lui, sans restriction, et c’est pour cela que fermement je maintiens ma candidature.

Camarades de Belfort, c’est un vieux militant qui vous dit cela dans toute sa sincérité et avec la conviction qu’il a gagnée par quarante ans de militantisme et de sacrifices. Souvenez-vous de ce que je vous dit : « On n’a jamais raison contre son Parti. » Moi-même ai failli l’oublier, et je vous appelle à la lutte pour la révolution sociale envers et contre tous.

Salut communiste.

Armand Carré

Tel père, tel fils ! La lutte pour le Parti sur le nom d’Armand Carré sera à la fois une action vigoureuse pour arracher le jeune communiste, son fils, du bagne militaire et pour démasquer l’immonde traître Jacob.

Celui-ci, d’ailleurs, qui se flatte d’avoir avec lui tout le rayon, bluffe outrageusement comme le démontre déjà la motion suivante prise avant la résolution du Bureau Politique :

Bavilliers, le 7 avril 1932.

La cellule de Bavilliers (rayon de Belfort), en demandant la raison pour laquelle le B.P. N’est pas venu apporter son point de vue sur la non-ratification de la candidature Henri Jacob ;

Demande quelle va être l’attitude du B.P., vu que Jacob maintient sa candidature et convoque les copains du Parti, sous le nom de sympathisants du Bloc Ouvrier et Paysan.

La cellule est en désaccord avec la majorité du rayon, elle l’a prouvé à trois réunions précédentes.

La cellule de Bavilliers restera toujours sur la ligne révolutionnaire et demande au B.P. De ne pas laisser en attente cette situation.

La résolution du B.P. En date du 8 avril donne satisfaction à la cellule de Bavilliers.

Tardieu peut en faire son deuil !

Les ouvriers mettront rapidement dans l’impossibilité de nuire ces deux larbins, les traîtres Jacob et Rassinier.”

L’Humanité, 17 avril 1932 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4042418/f2.image

“OU ROULENT LES RENÉGATS

Jacob et Rassinier
traîtres au Parti
ont rejoint le front
contre-révolutionnaire

La semaine dernière, Jacob et Rassinier, exclus du parti communiste, avaient convoqué un grand meeting, à Belfort, pour faire le procès du parti du prolétariat qui a osé éliminer la candidature de Jacob aux élections !

Douze cents personnes Étaient présentes à la Salle des Fêtes de Belfort, mais la grande masse prolétarienne, celle que nous avions connue avec Marcel Cachin, lors des grèves de Belfort, était absente. Par contre, quel étalage des adversaires du parti communiste et de la classe ouvrière !

De Naegelen, de triste mémoire, aux radicaux bourgeois et Tardieusards de tout poils, étalent là avec leur troupe !

Rassinier comme Jacob, ont, en effet, dressé le réquisitoire qu’ils s’étaient promis de faire :

Les exposés de ces éléments, actuellement intégrés dans le front de lutte la Bourgeoisie furent tout au long un ramassis de calomnies contre la direction du Parti et contre toute son organisation.

Ils ont mis en cause la politique de notre parti, alors qu’auparavant, ils prétendaient être d’accord avec elle. Ils ont donné à plein et ont montré toute la haine qu’ils accumulaient contre le parti de la classe ouvrière.

Qu’importe a un Jacob qu’il soit opposé à Armand Carré, frère du vaillant militant Lucien. Ce qui compte, c’est sa personnalité, c’est ses intrigues et ses appétits électoraux !

Socialistes et bourgeois ont d’ailleurs écouté religieusement le discours dramatique et comédien de Jacob. Ce dernier ne suit-il pas les traces, de, son prédécesseur Frossard !

N’a-t-il pas volé le Semeur, comme Frossard en 1923 avait volé Germinal !

1923, occupation de la Ruhr, emprisonnement de tous les militants, Frossard trahit le Parti.

1932, crise, guerre imminente, emprisonnement des militants, Jacob et Rassinier trahissent.

Les camarades ,Jeannin-Rossi et Croizat sont venus répondre aux insanités de Jacob et Rassinier et ont expliqué la position de la direction du Parti.

Les bourgeois et les socialistes, conduits par l’aventurier Naegelen, ont fait chorus avec Jacob et Rassinler, contre notre Parti. On avait aussi organisé la provocation, et ce n’est que grâce au sang-froid de nos camarades qu’aucune bagarre ne s’est produite !

Parmi les 3 à 400 prolétaires qui étaient présents et que nous distinguons d’ailleurs de ces deux, aventuriers, un grand nombre ont compris !

La discussion s’engage, l’éclaircissement va se poursuivre, et nous avons confiance que ceux qui momentanément sont trompés reviendront de leur erreur.

Les ouvriers belfortains, comme d’ailleurs ils l’ont montre à Frossard ne seront pas derrière des aventuriers comme Jacob et Rassinier ! L’ouvrier Schmitt qui symbolise l’honnête politique du prolétariat belfortain, sera lui aussi avec le Parti, contre les disciples de Frossard.

– A.Croizat.

Lucien Carré flétrit les traîtres

Nous sommes informés que Lucien Carré, jeune militant inébranlable, soumis aux coups les plus durs de la bourgeoisie, est entièrement en accord avec la décision du Parti envers Jacob et Rassinier. De la section d’exclus de Méchéria, où il est relégué, il flétrit les traîtres nouveaux ennemis qui ont déjà rejoint ceux d’hier, ceux du prolétariat.”

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