L’Humanité, encore

L’HUMANITE

SAMEDI 23 AVRIL 1932
29e ANNEE N° 12184

LES RENEGATS A LA PORTE!

Les ennemis du communisme essayent à nouveau d’employer leur vieux stock de brocards et de calomnies usé jusqu’à la corde parce que notre Parti vient de mettre à la porte quelques anciens parlementaires ou aspirants parlementaires qui ne voulaient pas se plier à la discipline de fer révolutionnaire.

Les Beron, Berthon, Desoblin, Doeblé, Jacob, Rassinier, s’imaginaient pouvoir mettre leur intérêt personnel au-dessus de l’intérêt du parti. Ils s’imaginaient que chez nous chacun peut en faire à sa tête, jouer au petit seigneur campé sur son fief et se servir du parti au lieu de le servir. Ils n’oubliaient qu’une chose, c’est que chez nous, il n’y, a pas de place pour de pareilles conceptions et que devant la claire politique communiste fixée par les congrès du Parti et de l’I.C., il faut se soumettre ou se démettre. Ils ont compris le souci que la Direction du Parti, avait de les convaincre comme étant de la faiblesse. Ils peuvent maintenant mesurer toute leur erreur. Car si notre Parti fait tout pour convaincre chaque militant qui se trompe, pour l’aider à corriger ses erreurs, il est impitoyable lorsque celui-ci brise la discipline du Parti.

Et parce que le Parti a procédé à cette opération de salubrité révolutionnaire en excluant Beron, Berthon, Desoblin, Doeblé, Jacob et Rassinier, bourgeois et socialistes affectent de rire et de se gausser. En réalité, nos ennemis rient jaune car ils savent bien que notre Parti se renforce en s’épurant des éléments rebelles à sa discipline, et que notre Parti est le seul qui soit capable d’imposer sa discipline révolutionnaire à tous ses membres, quels qu’ils soient et si haut placés soient-ils.

*

Il est bien naturel que le parti socialiste dont les cadres sont composés d’éléments corrompus, de politiciens de carrière et d’affairistes soudoyés, de patrons affameurs d’ouvriers, comme son sénateur Brenier, et d’éléments de l’appareil d’Etat Bourgeois, affecte de voir chez nous des éléments de crises lorsque nous mettons à la porte ceux qui cèdent devant la pression de la bourgeoisie.

La bourgeoisie fait les plus grands efforts pour corrompre nos cadres. C’est la raison d’être, c’est la fonction même des méthodes « démocratiques » et parlementaires de la « République française ». Lorsque les magnats de la finance qui gouvernent le pays voient grandir le mouvement révolutionnaire des masses, ils emploient parallèlement deux moyens : la répression violente et la corruption. De tout temps, ces grands capitalistes blasés et corrompus, ont pensé: Bah! quelques années de poignées de mains et de faveurs personnelles, du cher collègue, du très honorable confrère, et nous mettrons tous ces chefs révolutionnaires dans notre poche.

C’est, en partie, par ce moyen que fut corrompue la grande majorité de l’état-major socialiste et syndicaliste d’avant-guerre. C’est aussi, en partie, par ce moyen que la pourriture bourgeoise espérait « avoir » le parti communiste dès le lendemain de sa fondation.

Mais, ils s’y sont cassé les dents.

Où en serait le Parti si nous n’avions pas, avec l’appui de l’Internationale communiste, expulsé de nos rangs les Frossard, les Paul Louis, les Sellier et autres Garchery? Où serait-il? C’est bien simple, il en serait exactement là où ils sont tombés eux-mêmes les uns après les autres, il serait tombé dans les bras de la bourgeoisie, comme le parti socialiste.

C’est bien, ce que voudrait la bourgeoisie. C’est bien ce que voudrait la clique corrompue des chefs socialistes.

Qu’ils en fassent leur deuil. Ils n’y parviendront pas.

Si notre Parti a perdu, s’il peut perdre encore, certaines individualités chancelantes – petite écume malpropre sur le grand courant révolutionnaire des masses – il restera toujours dans son ensemble invulnérable à la corruption et à la répression de la bourgeoisie et de ses agents, parce qu’il est sous le contrôle du mouvement révolutionnaire international des masses, parce qu’il est un parti centralisé et rigoureusement discipliné, non seulement à l’échelle nationale, mais à l’échelle internationale, parce qu’il est composé de la fraction la plus consciente et la plus courageuse du prolétariat, parce qu’il devient chaque jour plus digne de son aîné, le glorieux parti bolchevik.

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C’est pourquoi en regardant rouler jusqu’au bas de la pente les Beron, Jacob et consorts et que risquent fort de suivre demain les Le Griel et les Plard, les ouvriers révolutionnaires ne sauraient éprouver le moindre trouble. Bien au contraire, ils doivent voir s’accroître leur confiance absolue dans leur Parti et dans l’Internationale communiste.

En effet, cet exemple leur est une preuve de plus de la différence radicale de nature qu’il y a entre notre parti et le parti socialiste, parti de la bourgeoisie. C’est la garantie que notre parti ne faillira pas, ne trahira pas au moment décisif, comme ont trahi les partis social-démocrates d’avant-guerre(à l’exception, du parti bolchevik) parce que des années et des années durant ils s’étaient, sans réagir, laissés pénétrer par l’opportunisme, parce qu’au lieu d’amputer immédiatement et impitoyablement leurs membres pourris ils les avaient tolérés dans leur sein et laissé ainsi pourrir l’organisme tout entier.

Aujourd’hui, une poignée d’éléments corrompus voulaient briser la discipline du Parti. Dans l’ascension pleine d’embûches et acharnée vers le renversement de la bourgeoisie qu’effectue le prolétariat révolutionnaire suivant son guide éprouvé
l’Internationale communiste, quelques compagnons de route de la grande armée ont lâché la corde et passé à l’ennemi. Qu’ils roulent. Les ouvriers qu’ils espéraient abuser ne les suivront pas. Le parti, épuré de ces éléments carriéristes, continuera plus fort et plus résolu son chemin victorieux.

A. FERRAT.

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327877302/date

L’Humanité, n° 12233, 11 juin 1932

Page 5

Après la commission exécutive confédérale

Vers un congrès des syndicats de la région de Belfort

« Le 19 mai, en présence de Jacob, Rassinier et Schmidt, le secrétaire confédéral eut à discuter de la situation dans la région de Belfort. (…) »

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L’Humanité n°12237, 15 juin 1932, page 1

A Montigny-en-Gohelle
La lutte contre la guerre au centre des travaux du VIIe Congrès des Jeunesses Communistes
Une délégation de conscrits est acclamée

« Dans l’après-midi une lettre de notre camarade Carré qui a tenu, de son bagne de Méchéria, à saluer le 7e Congrès, malgré les difficultés, a été lue par Soupé, qui préside. Chaque délégué suit avec une attention émouvante les appréciations et les conseils du jeune communiste exilé qui demande à tous les jeunes travailleurs de s’écarter des traîtres Jacob et Rassinier, d’engager une lutte plus accentuée contre la guerre impérialiste, de constituer une puissante Fédération des J.C. »

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n° 12288, 5 août 1932, page 5

Le congrès des groupe de jeunes et la conférence des professeurs

« Dans la discussion sont intervenus de nombreux trotskistes et confusionnistes qui ont tenté de faire dévier le débat, soit sur la question du traitement unique – formule utopique abandonnée au congrès de l’an dernier, parce qu’elle n’était pas susceptible de rallier la masse des jeunes – soit, comme le renégat du Parti Rassinier, sur des questions politiques ou personnelles. »

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L’Humanité, n°12311, 28 août 1932, page 5

« Vers le congrès de la région unitaire de Belfort

Définissons par des textes la position de Jacob et Rassinier

En 1929, au congrès de la C.G.T.U. Nous disions aux chefs minoritaires d’alors :Chambelland, Boville, Rambaud : « Vous êtes sur la voie qui vous conduit au réformisme. Votre plate-forme est une plate-forme de désagrégation, de scission dans les syndicats unitaires. En agissant ainsi vous facilitez la besogne néfaste des chefs réformistes au sein du mouvement ouvrier. Vous travaillez au renforcement de la position de l’ennemi, la bourgeoisie, dans la lutte de classes. »

Chambelland se démenait comme un beau diable à la C.E. Confédérale. Il proclamait son attachement durable à la tactique éprouvée de la lutte des classes. Il se prétendait adversaire acharné de la collaboration.

Peu de temps après, selon la formule du renégat Boville, il donnait un nouveau « coup de barre à droite » en s’acoquinant à l’aventurier Dumoulin pour la formation du Comité des « 22 ».

C’était, paraît-il, pour le plus grand bien de la classe ouvrière et le « redressement » de la C.G.T.U.

Le Comité des « 22 » lançait son fameux premier manifeste pour la « reconstitution de l’unité syndicale, par un congrès de fusion sur la base de la lutte des classes, du libre exercice du droit d’opinion, du respect de la démocratie syndicale. »

La C.G.T.U. Dénonça aussitôt le véritable rôle de ce comité des « 22 », rôle de scission dans la C.G.T.U. Au bénéfice de la C.G.T. Elle montrait l’orientation nette des chefs minoritaires vers la C.G.T.

A nouveau Chambelland éleva de véhémentes protestations au sein de la C.E. Confédérale. Il jurait que, même seul, il resterait à la C.G.T.U. « Rien ne me fera sortir de la C.G.T.U. » affirmait-il préremptoirement.

On sait ce qu’il en est advenu de lui et de ses amis. Le flirt avec Dumoulin s’est transformé en mariage légal par leur rentrée, qu’ils voulaient tapageuse, dans la « vieille maison » où l’on dispose de sursis d’appel. Toute peine mérite salaire.

*

Aujourd’hui, sous une série de formules, les mêmes quant au fond, qu’employa Chambelland, Jacob et Rassinier tentent de ressusciter la plate-forme du Comité des « 22 ».

Est-ce une nouvelle vague ? Il n’en faut point douter. Rassinier, rédacteur du rapport soumis aux syndicats de la région de Belfort, n’a-t-il pas voté au récent congrès de la Fédération de l’Enseignement pour la direction centriste, s’affirmant elle aussi pour le fameux congrès de fusion ?

Rappelons qu’à ce congrès, Hérard, membre du syndicat unitaire de l’Enseignement du Doubs et collaborateur actif de Jacob et Rassinier, déposa une résolution préconisant le passage à l’autonomie. Rassinier observa, comme d’ailleurs la direction fédérale, un silence fort compromettant.

J’admets qu’en fin de débats Hérard retira sa résolution pour se rallier à la position de la direction fédérale, qui fraternise avec celle développée par Rassinier dans son rapport. Mais le geste reste. Et ce geste signifie une orientation claire.

*

Jacob, Rassinier, Hérard, dirigent un journal, « Le Travailleur ». Parcourez ces numéros et dites-moi ce que vous y trouverez contre la politique de la C.G.T. ? Mais en revanche, la C.G.T.U. Et le Parti communiste sont bien servis. C’est la même ligne que celle suivie par feu « Le Cri du Peuple ».

Prenons par exemple le numéro du 30 juillet. Voici un article de Rassinier. Il a trait au congrès mondial contre la guerre impérialiste. Qu’écrit-il ? :

« Les manifestations intempestives par la parole et par l’écrit, des dirigeants du Parti communiste, qui se révèlent plutôt prêts à rentrer dans le chou des pacifistes bêlants que dans celui de la bourgeoisie, lui ont donné (au congrès) envers et contre Barbusse et Romain Rolland, un caractère qui a écarté les adhésions possibles d’un certain nombre d’organisations ouvrières. »

Donc, si le Parti socialiste et la C.G.T. ont refusé de parciper au congrès mondial, la faute en incombe au Parti communiste !

Mais, camarade Rassinier, le citoyen Fritz Adler, pour justifier la position de la Iie Internationale a servi l’argument de la « main-mise par l’I.C. Sur le congrès ». Il a répudié toute participation parce qu’il prétendait voir dans le congrès une réédition de la « manoeuvre du front unique ».

C’est là une constatation de laquelle les syndiqués de la région de Belfort tireront sans doute des déductions.

Que Rassinier me permette une autre remarque sur son argumentation spéciale : « Les manifestations intempestives des dirigeants du Parti Communiste » n’ont nullement empêché l’adhésion au congrès du syndicat national des instituteurs groupant 80.000 adhérents et affilié à la C.G.T.

D’autres organisations confédérées ainsi que des sections socialistes, ont également donné leur adhésion au congrès mondial.

Jacob et Rassinier, il faut donc rechercher ailleurs les causes de la non-participation au congrès mondial du parti socialiste et de la C.G.T.

Il faut se rappeler 1914-1918, la trahison des leaders socialo-réformistes d’alors. Il ne faut pas fermer les yeux sur la longue chaîne de faits et d’événements qui a surabondamment démontré la servilité des dirigeants réformistes envers l’impérialisme français.

Mais à la vérité, Jacob et Rassinier sont désormais engagés sur une voie différente de la nôtre. Ils s’éloignent de plus en plus de la pratique de la lutte des classes. Nous le montrerons encore.

GITTON »

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N° 12313, 30 août 1932

« Vers le congrès des syndicats unitaires de la région de Belfort

Avec qui Rassinier et Jacob veulent-ils faire l’unité ?

Nous avons vu que Chambelland, tout en poursuivant son travail de désagrégation et de scission, s’acharnait à crier sur tous les toits son attachement à la C.G.T.U. Et à la tactique de la lutte des classes.

Dès le début de son rapport, Rassinier, parlant de la C.G.T.U., affirme que « les principes fondamentaux sur lesquels elle repose représentent son idéal syndicaliste ». Mais dans son développement, il se garde bien de faire la moindre distinction entre la C.G.T. Et la C.G.T.U. Cela commence toujours de cette façon.

« Dans les sphères dirigeantes des deux centrales, en pratique et à ses yeux, on est opposé à la réalisation de l’unité. » Rappelant la résolution de Magic-City, il considère qu’elle ne vaut pas mieux que celle de Japy.

Reconnaissons que, là, il existe une légère nuance entre Rassinier et les dirigeants de feu le Comité des « 22 ». Ces derniers déclaraient nettement que la motion de Japy donnait une base, meilleure que la résolution de Paris-Etat-Rive Droite en 1937, pour la réalisation de l’unité syndicale, tandis que Magic-City avait fait oeuvre antiunitaire.

Ajoutons toutefois que, pour Rassinier et Jacob, la situation n’est pas aussi avancée qu’elle l’était en novembre 1931 pour le comité des « 22 ». De cela il faut tenir compte. Un tournant trop brutal risquerait de compromettre l’opération.

Et puis, qu’on nous permette ce rappel que nous ne voulons point cruel. Jacob et Rassinier ont voté la résolution de Magic-City. Ils la trouvaient excellente alors. Avec nous ils la jugeaient comme la seule plate-forme possible pour réaliser vraimeent l’unité syndicale sur la base de la lutte des classes.

*

Rassinier sent tellement la difficulté de son opération, après celle des « 22 », qu’il tente de parer les coups :

On essaiera de déformer notre pensée, dit-il, de dire que nous sommes pour une fusion sans conditions, que sais-je… pour la rentrée individuelle peut-être et même on nous représentera comme des agents de la bourgeoisie et des liquidateurs du mouvement ouvrier.

Pourquoi Rassinier persiste-t-il à professer sa théorie du congrès de fusion ? Pourquoi, après avoir esquissé cette défense, il conclut :  Peu nous importe ? C’est une conclusion qui signifie que Rassinier ira jusqu’au bout.

Avan toute discussion, il se dégage de toutes les démonstrations politiques prouvant la fausseté de sa conception. Il se refuse à être convaincu. L’opinion chez lui semble donc bien arrêtée.

Mais je rappelle que les « 22 », dans leurs deux premiers documents posaient, à la base du congrès de fusion, un programme minimum. Ce programme, sinon dans l’esprit de ses auteurs, tout au moins dans ses termes, réprouvait la collaboration des classes et proclamait la nécessité de la lutte pour les revendications essentielles. Il y était question de la défense de l’U.R.S.S., de lutte contre le fascisme.

Rassinier, lui, n’adopte même pas cette position initiale des « 22 ». au congrès de fusion, il y met seulement deux conditions : 1° Reconnaissance du droit de tendance ou de fraction ; 2° Démocratie syndicale à tous les échelons.

Le reste – tout le reste- écrit-il, est une question de majorité à l’intérieur de la C.G.T.U. Unique reconstituée.

Rassinier se rit des lois de la lutte des classes. Il oublie que la C.G.T n’est pas, en fait, dirigée par les syndiqués qui la composent, mais par la bourgeoisie qui tient dans ses mains les Jouhaux et les bonzes de la commission administrative.

*

La C.G.T. Unique – et Rassinier le sait bien – la C.G.T.U. La désire ardemment. Elle y travaille depuis sa constitution.

La résolution de Magic-City donne les directives dont la réalisation aboutira à la construction de la C.G.T. Unique sur la base de la lutte des classes.

En faisant cela, la C.G.T.U. oeuvre au renforcement de la capacité d’action des masses travailleuses. Elle travaille à un changement favorable à la classe ouvrière dans le rapport des forces antre les deux classes en présence.

La C.G.T.U. est pour l’unité syndicale, non par sentiment mais par raison de classe. Elle sait que la libération du prolétariat exige la conquête de la majorité de la classe ouvrière. Elle est par conséquent obligatoirement et profondément unitaire. Cette majorité de la classe ouvrière elle veut la rassembler dans une puissante et unique organisation syndicale pratiquant la lutte des classes.

Rassinier lui, aboutit au même objectif que le comité des « 22 » : sous prétexte d’unité syndicale tenter de disloquer la C.G.T.U. Au bénéfice de la C.G.T. Gouvernementale. De celle qui trahit les grèves, qui va à Genève défendre l’impérialisme français, le plus agressif et le plus militariste, mais refuse de participer au congrès mondial.

Les syndiqués de la région de Belfort resteront fidèles aux résolutions de Magic-City.

Dans leur congrès, ils se donneront une direction capable de les aider sérieusement à la mise en pratique de ces résolutions. Ils laisseront seuls Jacob et Rassinier poursuivre la route nouvelle sur laquelle ils se sont engagés.

GITTON

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N° 14837, 5 août 1939, page 2

« A Belfort

Le Populaire d’hier relatait en se félicitant du succès la tenue d’un meeting de protestation contre la prorogation, meeting qui s’est déroulé à Belfort.

A ce meeting, socialistes et communistes étaient au coude à coude. Aux côtés de Rassinier et Naegelen, secrétaires fédéraux du parti socialiste, notre camarade André Romain représentait le parti communiste.

Cet exemple, pris entre de nombreux autres, montre que les militants socialistes et communistes sont décidés à lutter, plus que jamais, en commun, pour obtenir le respect de la légalité républicaine et du suffrage universel. Sans aucun doute, bientôt, à l’échelle nationale, se réalisera, comme l’a proposé mercredi le Bureau politique du Parti communiste à la C.A.P.  du Parti socialiste, un « cartel de défense républicaine ».

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