Le Moyen-Orient compliqué pour les nuls

« En Irak, en Syrie, au Yemen, etc… Anglais et Américains ne s’inquiètent d’ailleurs pas davantage de la couleur politique des mécontentements qu’ils utilisent pour atteindre leurs buts : ici, on met en branle un mouvement socialiste (Syrie, Irak), là on soutient un Roi anté-médiéval ou un Imam qui ne l’est pas moins (Jordanie, Yemen). »
Paul Rassinier, 1963.

Un article du numéro 130, un du numéro 131 parus en 1962 et un, plus ancien, du numéro 103 paru en 1960 de la Voie de la Paix , tous consacrés au Moyen-Orient : le premier sur « La poudrière au moyen-Orient » évoque le conflit israélo-arabe, le deuxième « Au Moyen-Orient » est écrit au moment des émeutes de 1963 en Iran – qui marquent (mais Rassinier l’ignore bien évidemment) l’apparition sur la scène politique iranienne d’un certain… Rouhollah Khomeini promis à un grand avenir. L’article de 1960 donné à la suite a pour sujet les menées russes sur le pétrole moyen-oriental.

On notera que l’opinion de Rassinier sur l’avenir d’Israël, si elle n’est pas empreinte d’illusions, ne paraît pas non plus particulièrement anti-sioniste.

La Voie de la Paix n° 130, mai 1963, p.1

LA POUDRIERE AU MOYEN-ORIENT

Par Paul RASSINIER

Parce qu’il y a du pétrole au Moyen-Orient, parce que le pétrole est la source d’énergie la plus rentable de notre temps et que, par conséquent, tout le monde se le dispute, j’ai toujours pensé et je pense encore que le seul danger sérieux d’un troisième conflit mondial ne peut venir que de là. Les Anglo-Saxons veulent conserver le pétrole pour garder le contrôle du marché mondial – et parce qu’ils en ont besoin, bien sûr – les Russes le voudraient conquérir, non pas parce qu’ils en ont besoin puisque leur niveau de développement industriel ne leur permet pas de l’utiliser, mais pour le vendre et s’équiper avec le bénéfice, et les Pays Arabes, qui considèrent qu’il leur revient parce qu’il se trouve sur leur sol national, voudraient bien que le droit de propriété sur lui leur fût reconnu comme l’est à la France la propriété du fer lorrain, à l’Allemagne celle du charbon de la Ruhr ou de la Sarre, etc… Mais, jusqu’à l’arrivée de Nasser au Pouvoir, neuf Etats Arabes et un dixième, l’État d’Israël, se le disputaient et les Anglo-Saxons profitaient de cette division. Nasser a inventé le fédéralisme arabe qui postule sa mise en commun. Mais, présenté sous forme nassérienne, le fédéralisme arabe exclut Israël par la thèse de l’unité du monde arabe, et arabe seulement…

Il y a donc au moins trois conflits en germe dans la conjoncture politique actuelle du Moyen-Orient : un conflit Est-Ouest, un conflit anglo-américain dans la mesure où les Américains pour y avoir les mains libres, en excluent progressivement l’Angleterre, et un conflit israélo-arabe.

Le conflit Est-Ouest s’atténue depuis l’affaire de Cuba qui a fait apparaître l’U.R.S.S. comme plus faible que les États-Unis aux yeux des États arabes et les a rapprochés d’eux, mais surtout depuis les deux dernières insurrections irakienne et syrienne, qui ont porté au Pouvoir des amis de Nasser dans ces deux pays. – de Nasser pour lequel depuis quelque temps, les Américains ont quelque faiblesse.

Le conflit anglo-américain s’atténue, lui aussi, depuis que les Américains possèdent plus de 80% du pétrole, qu’un accord est intervenu entre la City et Wall Street sur le principe d’un statu-quo, suivi d’un autre, à Nassau, par lequel Kennedy a promis à Mac Millan son aide en Europe contre le couple de Gaulle-Adenauer.

Reste le conflit israélo-arabe…

*

Les rapports israélos-arabes sont une affaire très compliquée : Israël invoque un droit historique de référence religieuse et les Etats arabes une unité du monde arabe dont les références islamiques ne le sont pas moins. L’impasse réside dans le fait que cette unité du monde arabe ne signifie pas moins la mort d’Israël que la reconnaissance d’Israël ne signifierait celle du monde arabe le jour où sur les 20.000 kilomètres carrés de cet Etat les 16 à 17 millions de Juifs du monde se trouveraient rassemblés comme le veut le mouvement sioniste international. Car alors, avec 850 habitants au km2, le problème de l’espace vital ne pourrait manquer de se poser.

En cas de guerre israélo-arabe, les Russes prendraient sûrement position pour les uns, les Américains pour les autres, et il n’y aurait plus, alors, guère de chances d’éviter un conflit mondial. Il y en aurait d’autant moins que, pour les Russes comme pour les Américains, c’est le pétrole qui passerait au premier plan et serait le problème de fond.

Pour que l’unité du monde arabe soit réalisée dans le cadre du fédéralisme dans la conception qu’en a Nasser, il suffit maintenant que le Parti socialiste de là-bas (le Baath) triomphe en Jordanie et en Arabie séoudite, comme il vient de triompher en Irak et en Syrie. Je n’ai pas d’illusions sur le Socialisme du Baath. Je sais qu’il ne vaut pas beaucoup mieux – peut-être même moins – que le Socialisme européen. Mais il a deux qualités qu’il faut lui reconnaître : il est fédéraliste et il est républicain. Et il est un incontestable progrès sur les doctrines au nom desquelles Hussein règne sur la Jordanie et Séoud sur l’Arabie saoudite.

L’écho qu’il rencontre au sein des populations arabes ? Sûrement, il en rencontre un très grand mais qui ne peut se matérialiser qu’avec l’autorisation des Anglais et des Américains : les insurrections irakiennes et syrienne ont été décidées à Munich par un accord entre agents anglais, américains et chefs politiques arabes en exil entre Genève et Munich.

C’est pourquoi, d’ailleurs, elles ont réussi.

Quand les Anglais et les Américains seront d’accord sur la Jordanie et l’Arabie Saoudite, Hussein et Séoud pourront faire leurs valises.

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Les Américains semblent penser – il est temps ! – que les régions démocratiques sont moins exposées à tomber sous influence communiste que ne le sont les régimes autoritaires. Ici, nous pensons seulement qu’ils sont plus justes et que, dans la mesure où ils sont plus justes, plus directement et plus authentiquement issus du peuple, ils écartent les risques de guerre. Les Anglais pensent comme les Américains dans la mesure où on leur donne la certitude que ce qu’il leur reste de pétrole n’est pas en question.

Et les Américains se rapprochent de Nasser à propos duquel ils semblent admettre qu’il n’est ni si pro-communiste, ni si pro-fasciste qu’il a été dit. Ce qui est sûr, c’est qu’il est le seul homme politique du Moyen-Orient contre toute entreprise communiste. Or, portant respectivement les dates du 11 mai 1961 et du 13 août 1961, deux lettres ont été échangées entre Kennedy et Nasser dont les textes traduisent un incontestable rapprochement.

Le différend porte maintenant sur l’unité du monde arabe et le Droit historique d’Israël. Là-dessus, Nasser et Ben Gourion sont toujours aussi intransigeants l’un que l’autre : le premier ne veut pas plus reconnaître quelque valeur que ce soit à l’argument du second, que le second n’en veut reconnaître à l’argument du premier.

Il est clair que toute solution aux problèmes d’un moment historique ne peut partir que d’un état de fait : sous cet angle, M. Nahoum Goldman, Président du Congrès Mondial Juif, est beaucoup plus proche de la solution raisonnable lorsqu’il propose une fédération de tous les États arabes du Moyen-Orient où Juifs et Arabes se trouveraient réconciliés sous un autorité supranationale qui sauvegarderait la personnalité de chacun d’eux.

Les Américains espèrent y amener Nasser.

Mais, dans la presse française, les efforts de Kennedy ont déjà reçu la réponse abominable suivante, en titre sur 6 colonnes : « On approche du seuil dangereux : celui où Israël sera acculé à la guerre préventive. » (Candide, 11 avril 1963, première page, avec report en page 9.)

La guerre préventive !

Il est bien évident que si une campagne de presse orchestrée réussissait à créer une psychose favorable autour de cette idée qu’on croyait définitivement enfouie sous la poussière de l’histoire, comme appartenant à des temps irréversiblement révolus, les dés seraient jetés.

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La Voie de la Paix n° 131, juin 1963, p.5


AU MOYEN ORIENT

Et voici l’Iran qui entre dans la danse !… En réalité, la situation politique y est précaire depuis fort longtemps : qu’on se rappelle l’affaire Mossadegh. Le Shah n’y tient, depuis la fin de la guerre qui l’a fait Shah, la situation en mains que parce qu’il s’est adossé à l’Angleterre d’abord, à l’Amérique ensuite et, enfin, depuis quelques années, aux deux. Le ciment de ce ménage à trois est le pétrole.

Bien que ce soit moins apparent que pour la Syrie, l’Irak, la Jordanie et l’Arabie Séoudite, la partie qui s’y joue y est de même nature et sur le même fond de toile : la recherche de l’unité du monde arabe. Les événements du début de ce mois signifient tout simplement que Nasser vient d’y prendre la parole. Certes, la dynastie des Pahlevi s’en sortira cette fois encore. Mais son chef actuel aurait tort de croire qu’il est beaucoup plus solide sur son trône que ne l’est Hussein de Jordanie.

L’Iran, c’est loin, dira-t-on. Oui, c’est loin, mais au regard de la guerre et de la Paix, nous ne cesserons de répéter que c’est très proche. Parce que, à cette guerre, si on n’y peut parer, le monde entier sera intéressé par le truchement des Russes et des Américains, ainsi que nous l’avons souvent soutenu dans ce journal. En somme, sans trop s’émouvoir, les masses populaires du monde entier assistent à la mise en place du dispositif de combat. Sans trop s’émouvoir ? Que non pas : le jour de l’émeute qui fit tant de morts et de blessés, tous les journaux ont tremblé pour le sort de la pauvre petite Farah Diba, si sympathique, si… etc… Dans les colonnes voisines, on continuait bien à parler de « guerre préventive contre les entreprises de Nasser, au Moyen Orient », mais Farah Diba l’emportait indiscutablement en intérêt. Tristes temps !

D’ailleurs, cette fois, et l’affaire d’Iran a permis à Nasser de susciter quelque intérêt dans ce pays en ébullition, il ne semble pas que l’initiative des troubles lui puisse être attribuée : le coups serait plutôt du côté de Moscou, qui tenait à rappeler son existence aux Américains. Même si on a noté la participation d’une secte Chiite associée à un mécontentement des grands propriétaires, Moscou traite bien, et très cordialement, avec Nasser : pourquoi pas avec une secte religieuse ou avec de grands propriétaires ?

En Irak, en Syrie, au Yemen, etc… Anglais et Américains ne s’inquiètent d’ailleurs pas davantage de la couleur politique des mécontentements qu’ils utilisent pour atteindre leurs buts : ici, on met en branle un mouvement socialiste (Syrie, Irak), là on soutient un Roi anté-médiéval ou un Imam qui ne l’est pas moins (Jordanie, Yemen).

Vu de Washington ou de Londres, le problème est d’empêcher l’unité du monde arabe de se réaliser pour sauver le pétrole. Vu de Moscou, il est d’exciter les populations, pour la plupart religieusement nationalistes, dans l’espoir que, par reconnaissance, elles se mettront sous la protection du « Pays du Socialisme », avec le pétrole dans leurs bagages.

C’est ce qui, à notre sens, explique que les Russes soient contre la bombe atomique des Américains et les Américains contre celle des Russes. Il y a eu, à Moscou, un Congrès de pacifistes qui s’est déroulé, l’an dernier, sur le premier thème. Il n’y en a pas eu à Washington sur le second. Mais, toujours sur le premier, il y en a eu un qui, sous le sigle « États généraux du désarmement », s’est tenu, le mois dernier, à Saint-Ouen. Il en est question dans ce numéro. Nous conseillons à nos lecteurs de se pencher avec beaucoup d’application sur ce problème.

Avec regret pourtant. Car il est pénible d’être entraîné par des circonstances, somme toute mineures, dans un débat qui s’est tenu à un aussi bas niveau intellectuel, alors…

Alors que les circonstances majeures mettent au premier plan des préoccupations des hommes le problème de l’Europe – en corrélation avec celui du désarmement replacé dans son contexte – qui est d’une autre importance qu’un débat aux fins de savoir si la bombe atomique russe est plus pacifique que celle de l’Amérique, ou vice-versa.

A se demander si cette histoire des « États généraux du désarmement » n’a pas été montée dans le seul but de détourner l’opinion de ce problème.

Paul Rassinier

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La Voie de la Paix, n° 103, décembre 1960

LA POLITIQUE

Le Pétrole au Moyen-Orient

Par Paul Rassinier

EN 1959, disent les statistiques, le monde entier a produit près d’un milliard de tonnes de pétrole, – 976.935.000 tonnes exactement.

Si l’on veut une idée de la progression de la production dans ce secteur depuis le début du siècle, voici : en 1907, les statistiques accusaient 20 millions de tonnes, soit, 50 fois moins. Et si l’on en veut une de l’accélération de cette progression ces dernières années, il suffira de dire qu’en 1956, le monde ne produisait encore qu’à peine 80 millions de tonnes : l’augmentation de la production qui était, bon an, mal an, de l’ordre de 20 millions de tonnes d’une année sur l’autre, est passée à 50 millions depuis la crise de Suez…

Si l’on veut, maintenant, savoir comment ce milliard de tonnes se répartit entre les différends pays producteurs, voici encore :

Monde Communiste : 146.230.000 tonnes

Moyen-Orient : 230.000.000 tonnes

Etats-Unis : 346.500.000 tonnes

Reste du monde : 254.700.000 tonnes

Mais ce n’est là qu’une répartition géographique. Au plan financier, il n’y a que deux sortes de pétrole : celui qui est sous contrôle Russe et celui qui est sous contrôle ango-saxon soit 146.230.000 d’un côté, 830.705.000 de l’autre. Je tiens en effet pour nulles les quelque 30 millions de tonnes contrôlées par l’Europe occidentale…

Une dernière précision : en 1956, le monde communiste ne disposait encore que de 70 à 80 millions de tonnes et le Moyen-Orient de 80 à 90 millions de tonnes. On voit alors dans quelles régions du monde la production a augmenté.

C’est en fonction de ces données statistiques qu’il fait raisonner si l’on veut avoir une vue claire des convoitises dont le pétrole du Moyen-Orient est l’objet.

*

IL saute aux yeux que si les Russes réussissaient à s’emparer du pétrole du Moyen-Orient, ils porteraient d’un seul coup leur potentiel à près de 400 millions de tonnes tandis qu’il n’en resterait guère plus de 500 millions à disposition des Anglo-Saxons et que le rapport des possibilités économiques serait considérablement modifié.

Est-ce possible ? Poser la question c’est y répondre : géographiquement, le Moyen-Orient est à portée de main des Russes, et politiquement, il a sérieusement amélioré ses positions, notamment en Irak (depuis l’accession de Kassem au Pouvoir), en Iran (avec le Parti Toudeh) et même en Syrie.

Dernière question : Mais pourquoi les Russes convoiteraient-ils le pétrole du Moyen-Orient ? Le niveau qu’ils ont atteint au plan de leur développement industriel ne leur en donne en effet pas l’usage : l’industrie russe marche au charbon et un peu à l’électricité, pas au pétrole. En Chine, c’est encore le moteur à crotin qui domine. Et sur les 146.230.000 de tonnes que produit actuellement le monde Communiste (satellistes et Chine compris), ils en exportent annuellement près de 50.000.000 de tonnes. Alors ? Ils en exporteraient 230 millions de tonnes de plus, tout simplement. Et ils pourraient, tout à leur aise, provoquer un effondrement des cours mondiaux.

Sans préjudice des perturbations qu’entraînerait, dans le monde occidental, la perte de 230 millions de tonnes de pétrole.

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JUSTEMENT, il faut voir aussi comment se présente le problème dans le monde occidental.

Les Etats-Unis qui produisent 346.500.000 tonnes en consomment 475 millions. Ils sont donc importateurs de 128 millions de tonnes et donc aussi, tributaires du pétrole étranger. Précisément, une grande partie de ces 128 millions de tonnes leur viennent du Moyen-Orient…

Quant à l’Angleterre, la stabilité du sterling repose à 80% sur les pétroles du golfe persique.

Le problème se présente donc ainsi en dernière analyse : Si Moscou réussit à éliminer les Etats-Unis et l’Angleterre du Moyen-Orient, un effondrement financier d’abord, économique ensuite, peut en résulter, qui bouleverserait à coup sûr, de fond en comble le système capitaliste. Or, tout dit que l’opération est en cours : Si le lecteur veut des renseignements plus détaillés sur la façon dont elle est conduite, je lui conseille vivement le livre que M. Pierre Fontaine, à mes yeux le plus documenté de tous ceux qui ont écrit sur le pétrole, vient de publier (1).

*

Les chances de succès de l’opération ? Elles sont mises en évidence bien plus encore par la répartition financière, c’est-à-dire, entre les différents trusts pétroliers, de ce milliard de tonnes, que par sa répartition géographique.

Il y a dans le monde une bonne centaine de sociétés pétrolières. Mais, à elles seules, sept d’entre-elles contrôlent les 9/10ème de la production mondiale. Ce sont dans l’ordre d’importance : Standard Oil of New-Jersey, Shell Royal Dutch, Gulf Oil Cy, British Petroleum, Standard Oil Cy of California, Socony Mobil Oil et Texas Oil. Soit trois anglaises et quatre américaines.

Mais, les Compagnies américaines sont de loin les plus importantes : elles contrôlent les 4/5ème de la production dont la moitié de celle du Moyen-Orient (2) et c’est le résultat d’une longue guerre entre elles et les compagnies britanniques.

En 1920, les compagnies anglaises étaient seules au Moyen-Orient ou presque. En 1954 elles avaient dû céder la moitié de leurs actions aux compagnies américaines dont l’Aramco filiale de la Standard fut, on s’en souvient, la plus dynamique.

Pour obtenir ce résultat, les Compagnies américaines n’ont cessé depuis 1920 de fomenter chez tous les peuples du Moyen-Orient, des troubles contre l’Angleterre.

Les Russes en ont fait autant et, à la faveur du dissentiment américano-anglais, se sont implantés en Syrie, en Irak et au Liban.

Or, on sait qu’en matière de troubles sociaux, personne ne peut rivaliser avec les Russes…

NOTES :

(1) Le Pétrole du Moyen-Orient et les trusts, par Pierre Fontaine (les sept couleurs, 58, rue Mazarine, Paris 6ème).

(2) Exactement : 54,6 %

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