INDEX

Cette page d’Index sera régulièrement corrigée mais aussi augmentée, à la fois en nombre d’entrées et en contenu pour chacune d’elles, certaines se développant en véritables notices (parfois indépendantes du contenu du site comme celles de Champale et Porchet). C’est donc autant un dictionnaire qu’un index.
En guise d’introduction, nous voudrions mettre en exergue quelques contributions :
Trois documents officiels concernant les états de services du résistant pacifiste Paul Rassinier: ici
Une lettre de septembre 1946 du Commandant Lierre (pour Henri Ribière), Libé-Nord: ici.
Le témoignage sur l’attitude de Paul Rassinier à Dora par un de ses co-détenus, Pierre-Victorin Bourguet: ici
Lettre à Paul Faure, octobre 1939 : ici
L’usage falsificateur fait de la lettre à Paul Faure : ici
Lettres de Paul Rassinier à André Arru 1958-59 : ici
Lettres à Jeanne Humbert (1951) : ici
Lettre à Raymond Beaulaton, novembre 1964 : ici
Sur Raymond Beaulaton : ici
Demande par la base d’une réintégration de Paul Rassinier à la SFIO, 1955 : ici
Dossier sur la Fédération Communiste Indépendante de l’Est et le journal « Le Travailleur », avec les correspondances du dossier Monatte : ici
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C’est en construisant ce site que nous avons obtenu l’accès aux archives personnelles de Paul Rassinier (notées “A.R.). Elles sont actuellement en cours de transfert à la B.D.I.C. de Nanterre.
Nous remercions le Docteur Jean-Paul Rassinier pour les nombreux éclairages forcément inédits (notés “J.-P.R.” ci-dessous) qu’il a bien voulu apporter tant sur les événements que sur les personnages rencontrés au cours de nos recherches. S’il nous a autorisé à citer des correspondances, il n’est en rien responsable du contenu de ces pages.
Celles et ceux qui ont contribué en quelque façon à nos recherches se reconnaîtront  dans l’expression discrète de notre gratitude.

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INDEX

 

 

IVe RÉPUBLIQUE (La, Belfort, 1945) : Dès son retour de Dora, Paul Rassinier se replonge dans la vie publique et politique locale de Belfort en fondant un éphémère journal intitulé La IVe République, “Hebdomadaire de la démocratie socialiste“. Tous les aspects de la réorganisation de la société française y sont traités, avec une insistance particulière sur l’épuration sélective qui touche surtout les lampistes. Un entrefilet de la rubrique “Chocs en retour“, dans le numéro du 20 juillet 1945, suffit à prouver à quel point ce nouvel investissement local ne saurait étayer  la thèse d’un Rassinier carriériste. Il permet, par contre, de deviner la cause réelle des rancœurs qui se sont fédérées par la suite pour ostraciser le trublion, contribuant à son départ pour Mâcon  :

Des bombes ont été placées en 1943 devant les devantures de MM. Béha et Cie.

Ces bombes sont à l’origine de la déportation d’un certain nombre de Belfortains à Buchenwald, Dora, Ellrich ou quelqu’autre paradis du même genre.

Elles sont cause que quelques autres Belfortains ont été fusillés.

Autrement dit la Résistance les a payées cher.

Or, MM. Béha et Cie sont en liberté.

De deux choses l’une :

Ou bien ceux à qui on a placé des bombes sont coupables et il faut les châtier.

Ou bien ils sont innocents et alors, une telle erreur étant impardonnable, ceux qui les ont placées ou inspirées doivent, POUR LE MOINS, disparaître de la vie publique.

Notons dans ce même numéro l’emploi dans un faire part de décès de l’expression “les camps allemands d’extermination” (la victime, le jeune Bernard Braun mort en déportation au camp de Kaufering, sous-camp de Dachau).

 

~ A ~

 

ABECASSIS Abraham : auteur de La Honte des siècles dont on doit la seconde édition à la revue L’Ordre Social et au groupe anarchiste Élisée Reclus de Nice auquel contribuait Paul Rassinier.

ALBERTINI Georges (1911-1983) : Paul Rassinier et Georges Albertini se sont peut-être croisés dans des réunions ou congrès de la S.F.I.O. à la fin des années 30. Bien qu’ils n’appartiennent pas exactement aux mêmes tendances, leurs contributions à la Révolution Prolétarienne a pu faciliter des rencontres. Ils avaient également en commun un passage par l’École Normale d’Instituteurs. Mais il ne subsiste rien au sujet de ces rencontres d’avant-guerre, si elles ont eu lieu.

Après la guerre, des relations sont attestées jusqu’en 1959, Albertini contribuant en particulier à la diffusion du Mensonge d’Ulysse, comme le confirme le témoignage de Morvan Duhamel.

ARMAND Émile (Ernest-Lucien Juin, dit – 1872-1962) : Paul Rassinier publie parfois dans L’Unique dont le principal rédacteur est Armand. Ainsi, dans le numéro 75-76 d’août-septembre 1953 on trouve une lettre-critique (datée du 8 juillet de cette même année) sur le livre “L’Accusé” par Alexandre Weissberg-Cybulski:

Personnellement, j’ai protesté contre la littérature concentrationnaire conçue au niveau des campagnes anti-allemandes les plus bêtes en même temps que les plus criminelles et dans l’unique dessein de servir les gouvernants dans leur politique du moment. Il ne m’est donc pas possible de m’associer à une littérature antisoviétique conçue au même niveau, par les mêmes gens, dans le même but (…)

Toujours dans l’Unique, en janvier 1955, il publie un texte intitulé L’individu et la société auquel Armand répond.

ARRU André : voir Jean-René Saulière

AYMÉ Marcel (1902-1967) : C’est par l’intermédiaire d’Albert Paraz qu’il connaît Paul Rassinier. Les A.R. contiennent au moins une lettre du 6 avril 1960 déclinant une invitation à un banquet : ” C’est une bonne idée de faire un banquet Albert Paraz. Toutefois, s’il a lieu à la maison des journalistes, je me vois obligé de vous dire que je ne serai pas des vôtres, car j’ai été exclu de cette maison dans les mois qui ont suivi la libération.

AZIONE : Journal italien dont les archives P.R. ont conservé une note de lecture du numéro de février 1961 sur Ulysse trahi par les siens. La coupure porte l’annotation de la main de Rassinier “néo-fascistes“.

~ B ~

BAHÉ Valentin (dit Nick, dit Nicol, 1881-1964) : Personnage haut en couleurs des milieux radicaux dans la région de Belfort, Valentin Bahé dit Nick demeura l’ami indéfectible de Paul Rassinier. Un temps courtier en librairie il produit et vend sur les marchés avec sa compagne la Nicolette des sucreries, “Le Bonbon du père Anselme”. On le retrouve dans Candasse sous le nom de ‘Petit Rouquin’. Aîné de Paul Rassinier dans le combat social, il l’accompagnera de son amitié dans toutes ses mésaventures (une correspondance en témoigne).

Ainsi, le 14 octobre 1964 Nick écrit à Rassinier : “Je n’ai pas pu t’écrire plus tôt. Au lit depuis 15 jours, je me lève aujourd’hui seulement. Excuse mon écriture : j’ai la tremblote. Eh ! Bien ! Mon vieux, qu’est-ce qu’ils t’ont arrangé, les vaches ! Les honneurs de la une ! J’ai lu le « Procès Rassinier » dans l’Est Rép.et le Figaro. Une publicité gratuite, mais je ne crois pas qu’elle te sera bénéfique, et, j’ai bien peur qu’ils ne te lâchent plus de sitôt. Ils doivent te surveiller sans arrêt (…)

Nick PR

Paul Rassinier et Nick, Belfort (date inconnue)

Voici son portrait dans le livre d’André Bergeron, Mémoires (p.26) :

Il [René Naegelen] était toujours accompagné d’un vieil anarchiste qui s’appelait Valentin Bahé, dit ‘Nicole’ ou ‘Le vieux Nick’, un Lorrain aux yeux bleus, avec une grande barbe roussâtre. Fils d’un cocher de fiacre, c’était un anarchiste de la vieille école. Il avait quitté le séminaire à dis-sept ans, plus chargé de culture que d’instruction. Fervent de la nature, des lettres et des arts, il était parfois argenté, mais le plus souvent démuni. Son passé était pour moi mystérieux, mais il était désormais rangé des voitures. Paresseux comme un loir, il fabriquait dans son petit deux pièces des pastilles contre la toux – un mélange d’herbes médicinales (…) Et il vendait tout ça par le biais des coopératives régionales. Sa vaillante et dévouée compagne faisait la chine de porte en porte trois cent jours par an. Il avait installé une pancarte à la tête de son lit : ‘Heureux ceux qui, le soir, sentent leurs bras fatigués.’ (…) Il est mort en 1964 à 83 ans, jusqu’à son dernier jour lucide et bucolique.

Et les souvenirs de J.-P.R : ” Le petit rouquin est certainement celui (encore un !!!) que j’appelais “tonton Nick” dont j’ai encore une photographie où nous étions sur le pont de la Savoureuse à Belfort : j’avais 5 ans et il me montrait comment faire pitié aux passants pour leur soutirer une piécette qu’il leur rendait avec un grand sourire : il jouait à l’aveugle accompagné d’un enfant ! Sa femme, une petite femme rondouillarde et débordante de joie et d’humour et que l’on appelait “la Nicolaise” m’accueillait souvent du temps que mon père était à l’hôpital en rentrant d’Allemagne puis durant la campagne pour la Constituante. Ce couple d’anars véridiques vendait des pastilles des Vosges dont la recette leur appartenait sur les marchés et en ambulants.

BALDELLI Giovanni (1914-1986) : Nous ignorons les circonstances de la rencontre du théoricien anarchiste, auteur en 1971 de Social Anarchism, avec Rassinier, mais on peut supposer qu’ils se sont croisés dans les milieux pacifistes et anarchistes durant les années 50. Nous avons connaissance de deux lettres (5 février et 14 avril 1967, A.R.) entre ces deux lettres, Baldelli, qui réside à Londres, a rendu visite à la famille Rassinier à Asnières et il apparaît clairement que ce n’était pas là leur première rencontre. Malgré les critiques exprimées par Baldelli, les lettres donnent l’image d’une relation d’amitié solide et d’estime maintenue : “Peut-être je me trompe mais la conclusion à laquelle j’arrive est que l’hostilité montrée contre ce que tu affirmais dans ‘Le Mensonge d’Ulysse‘ t’a aigri de façon que tu t’es trouvé poussé précisément là où tes ennemis voulaient te voir dès le commencement.” (14-02-1967) Et encore : “Ne t’es-t-il pas possible, dans tes livres, de taper également à droite et à gauche, de façon à ce qu’on ne puisse t’accuser de néo-nazisme comme personne ne pense à t’accuser de communisme ou de sémitisme?” (14-04-67)

 

BARBA Isaac : Professeur de philosophie ayant fuit l’Espagne franquiste qui séjourna quelques mois chez Paul Rassinier lorsque ce dernier résidait à Nice entre 1956 et 1958. Il exerçait en France le métier d’ébéniste et compensa son long séjour en réalisant un grand meuble de bibliothèque toujours en possession du fils de Paul Rassinier qui se souvient : ” Elles mesurent presque 8 m de long, faites de chêne massif rayons compris, et ont été faites par un jeune professeur de philosophie Espagnol d’origine juive, Isaac Barba, réfugié en France hors de portée du Franquisme. Converti à l’ébénisterie car non reconnu comme enseignant en France, c’était sa manière de remercier mon père (et ma mère aussi) de l’avoir accueilli et aidé à trouver travail et logis à son arrivée en France. Mon père n’a payé que la matière première. c’était l’époque, à Nice, où la plupart des amis étaient des anars, des vrais. Dont un personnage étonnant qui avait participé à l’attentat contre Mussolini en 22…

On retrouve le nom d’Isaac Barba au sommaire d’un Boletin Interno de la Confederacion nacional del trabajo de España en el Exilio (1960) que nous n’avons pu consulter.

BARDECHE Maurice (1907-1998) :

BARNES Harry Helmer (1889-1968) :

BAUCHET Émile (1899 – 1973) : Déserteur en 1919, fuyard puis incarcéré en 1929-30, il milite dans les mouvements pacifistes (LICP, CNRGO) et, après la guerre, dirige La Voie de la Paix, organe d’un rassemblement pacifiste auquel Paul Rassinier n’a pas peu contribué.

En conflit larvé avec l’U.P.F. à partir de 1964 et du procès Lecache, Émile Bauchet et son épouse Valentine iront jusqu’à reprendre leur titre “La Voie de la Paix” en 1966, ne supportant pas qu’on prétende leur interdire la simple évocation d’un ouvrage de Paul Rassinier dans les colonnes du journal qu’ils avaient fondé. Malgré les nombreuses provocations d’autres courants pacifistes, Bauchet restera un ami fidèle de Paul Rassinier et il prononcera son éloge funèbre.

BEAULATON Raymond (dit Souriant, 1912-1994) : Anarchiste particulièrement résistant, ami de Paul Rassinier dont il communiqua à Alain Guionnet une lettre publiée en septembre 1989 dans le numéro 7 de la revue Révision.

BENOIST-MÉCHIN Jacques (1901-1983) : Lettre du 27 avril 1965. Sera présent lors de la levée du corps de Paul Rassinier à Asnières.

BERGERON André (1922-2014) : Aucune trace d’une correspondance entre les deux amis dans les A.R., ce qui ne surprend pas pour les périodes où Rassinier résidait à Belfort (jusqu’en 1947), puis à Asnières (à partir de 1958) puisqu’il se voyaient alors régulièrement. On s’explique moins que rien n’ait subsisté des probables échanges de correspondances entre les deux hommes lors des séjours de Rassinier à Mâcon (1947-1956) et Nice (juillet 1956 – 1958).

Nous n’avons pas obtenu de réponse permettant de localiser d’éventuelles archives André Bergeron dont les Mémoires n’évoquent que très brièvement son aîné dans le combat social.

BLUM Léon : Depuis son engagement à la S.F.I.O. jusqu’en septembre 1939 l’attitude de Rassinier envers Léon Blum est celle d’un militant et cadre envers un dirigeant d’une tendance différente : ses réserves privées n’atteignent jamais une expression publique trop marquée.

La série de  quatre articles publiés par Blum dans Paris-Soir (27 et 28 septembre, puis 3 et 4 octobre) sera pour Rassinier comme pour de nombreux pacifistes (cf. archives de Jeanne Humbert pour une réaction sensiblement identique) l’occasion de marquer enfin sa différence radicale dans l’appréciation des causes de la guerre à venir. A cette date, il n’est plus question de donner une expression publique à cette critique : la mobilisation est déclarée et le régime de la censure instauré.

On ignore si la lettre de Rassinier à Blum dont le brouillon retrouvé est daté du 5 octobre 1939 est parvenue à son destinataire, mais il faut supposer, à tout le moins, qu’elle est restée sans réponse.

De Blum à Rassinier n’est connu à ce jour qu’un bristol datant d’après la guerre et accusant réception du Passage de la Ligne.

BOURGUET Pierre-Victorin : Instituteur au Creusot, résistant-déporté à Dora où il partagea le pain avec Paul Rassinier (l’inverse serait plus juste si on lit bien le texte en lien). La sortie du Passage de la Ligne lui inspirera un beau portrait du déporté Rassinier qui tord le coup par anticipation à un certain nombre de canards aussi tardifs que mal-intentionnés.

BUGAT Jean-Maurice (dit parfois Denis Clair) : Curieux personnage, fondateur du journal pacifiste Le Citoyen du Monde (1949-50) qui représentait en France le mouvement de Garry Davis, il semble surtout soucieux à cette époque de faire oublier sa jeunesse Franciste. Paul Rassinier donnera quelques articles mais se fera très vite une opinion défavorable sur Bugat, qu’il exprime, par exemple dans une lettre à Albert Paraz du 22 octobre 1950 : “Ce Bugat m’a l’air d’être un escroc.”

On retrouvera pourtant tardivement Bugat dans l’entourage d’Émile Bauchet, rédacteur en chef de la Voie de la Paix en 1967.

~ C ~

CAMUS Albert (1913-1960), qu’on ne présente pas, échangea de brèves missives avec Paul Rassinier sur les questions du ralliement fasciste d’Albert Paraz à Rivarol et d’une éventuelle publication du Discours de la Dernière Chance chez Gallimard. Rassinier évoque régulièrement Camus, comme dans le numéro 44 de mai 1952 de Défense de l’Homme ou dans celui de juin 1956.

CÉLINE Louis-Ferdinand (1894-1961) : Paul Rassinier n’a jamais rencontré Louis-Ferdinand Céline. Lecteur et admirateur de la première heure, c’est probablement lui qui évoque l’écrivain dans la revue de René Naegelen Le Territoire (n° 26 de février 1937 et n°37 de janvier 1938). Il le citera aussi dans son ouvrage inédit rédigé en 1939 Perspectives Cavalières.

Après la guerre, Rassinier participe à l’enquête du Libertaire sur le Procès Céline et, lorsqu’il s’associe en 1950 avec son nouvel ami Albert Paraz, le nom de Céline est fréquemment évoqué dans leur correspondance. Il est même question de permettre sous le couvert des Éditions Bressanes une forme d’auto-édition (“édition nous-mêmes”) qui offrirait à l’exilé de meilleurs revenus que les éditeurs “clandestins” de l’époque. Céline ne donnera pas suite, mais recevra de Rassinier un exemplaire dédicacé du Mensonge d’Ulysse (on peut donc supposer qu’il en fut de même pour les autres ouvrages de l’ancien déporté, bien qu’il ne les ait pas commentés dans sa correspondance connue). L’existence d’une lettre approbatrice de Céline à Rassinier, à réception du Mensonge d’Ulysse, dont l’original n’a pas été retrouvé peut être déduite d’une lettre de ce dernier à Paraz du 3 novembre 1950. Les deux autres lettres connues datent de la création de l’association des Amis d’Albert Paraz, fin 1957.

CHAMPALE Gustave : Né le 18 février 1982 à Roanne (42). Il participe en 1919 à l’immobilisation à Bizerte du cuirassier Voltaire suite à la mutinerie de la Mer Noire.

Une lettre datée du 26 mai 1949 de Champale à René Bonnefille conservée dans les archives d’André Marty est citée dans French Communism in the Making, Robert Wohl (Stanford University Press, 1966). Elle atteste de l’influence parmi les mutins du journal anarchisant La Vague.

Condamné à dix ans de détention et à la dégradation, il aurait passé cinq années à la centrale de Clairvaux (Le Mensonge d’Ulysse, chapitre IV). Il mène à Clairvaux le combat pour l’obtention par les mutins du statut politique. Présenté dans le canton de Roanne comme candidat d’amnistie par le Parti Communiste.  D’août 1922 à mai 1923 il finit son temps de service au dépôt des équipages de la Flotte à Rochefort.

Durant la seconde guerre mondiale, cheminot au dépôt du chemin de fer de Chagny (Saône-et-Loire) il participe dès août 1941 au de résistance FTPF Pierre Sémard. Arrêté au cours d’une opération touchant tout le groupe en décembre 1943, il sera déporté vingt mois à Buchenwald et Dora où il rencontre Paul Rassinier, puis à Bergen-Belsen où il sera libéré le 15 avril 1945.

Secrétaire en 1949 de la FNDIRP de Saône-et-Loire, il refusera de s’associer aux commémorations de la révolte de la Mer Noire.

La date exacte de son décès, probablement vers 1950, ne figure pas dans les documents consultés.

Le témoignage du Dr Jean-Paul Rassinier (26 juillet 2015) illustre l’amitié qui liait les deux hommes:

« (…) je me souviens aussi de Champale, formidable bonhomme, marin de la Mer Noire avec Marty, que mon père avait connu dans les camps nazis et qui, lorsque nous allions lui rendre visite à Chalon-sur-Saône, passait un temps infini à m’apprendre tous les gréements des voiliers du monde entier. Lui qui était encore si peu gâté financièrement, m’a tout de même offert une sorte de puzzle dont le but était de placer chaque pièce carrée représentant un gréement sur l’image correspondante imprimée sur un plateau. J’ai encore en tête les felouques, gabarres, corvettes, et autres galions … En forteresse, condamné à vie, il s’était fait tatouer sur le front “Mon droit, Barka !” ce qui lui a valu de se le faire ôter chirurgicalement à sa libération. Du coup il en avait gardé une sorte de mimique étonnée qui a beaucoup irrité ses nouveaux geôliers nazis… »

 

PhotoChampale

Photo recadrée d’après cette affiche.
Notice du Maitron : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article19333

 

C.N.R.G.O. (Comité National de Résistance à la Guerre à l’Oppression) :

 

CONFÉRENCES :

P_Rassinier conf 2

Carcassonne (1956?)

 

1950

Samedi 28 janvier, Bourg-en-Bresse (voir article dans le Progrès du 30 janvier et le Travailleur de l’Ain, 5 février 1950, coupures in A.R.), conférence au Foyer socialiste Henri-Groboz, causerie amicale sur le thème de “La démocratie soviétique”. “Le sentiment démocratique a beaucoup faibli, posa l’orateur, et il est grand temps de le rénover. Fort heureusement, la croyance dans le communisme et ses vertus hypothétiques subissent le même sort.

 

Incertaines

Vendredi 20 avril (1951 ?) à 20 h 30, Salle Trétaigne,7, rue de Trétaigne, Groupe libertaire Louise-Michel  : Les conditions économiques de la paix par Paul Rassinier (auteur du Mensonge d’Ulysse)

3 Juin (1953 ?) à Saint-Étienne (Bourse du Travail) Les camps de concentration et la vérité historique.

1953

Novembre 1953 conférences organisée par les sections de Rouen et Elbeuf du CNGO,

Elbeuf, 8 novembre, Le Parlement aux mains des banques.

Rouen, 9 novembre, Les problèmes économiques de la guerre et de la paix. Chroniquées dans la Voie de la Paix n°23.

1954

« Conférences Défense de l’homme », Sociétés Savantes, 28, rue Serpente, Paris 9 janvier 1954, Paul Rassinier : La circulation des richesses.

Section de Bourg du Mouvement français pour l’Abondance, 19 mars 1954, Bourg-en-Bresse, salle Vietti : Pourquoi et comment on peut supprimer les impôts?

« Conférences Défense de l’homme », Sociétés Savantes, 28, rue Serpente, Paris, 27 mars 1954, Paul Rassinier : Le régime de la propriété.

« Conférences Défense de l’homme », Sociétés Savantes, 28, rue Serpente, Paris, 26 juin 1954, débat : Comment « instaurer un milieu social qui assure à chaque individu toute la somme de bonheur adéquate, à toute époque, au développement progressif de l’humanité » ? Sont invités : Marcel Boll, Ch.-Aug. Bontemps, H. Bouyé, F. Challaye, J. Cotereau, H. Day, J. Gauchon, R. Hagnauer, Helem, M. Joyeux, A. Lapeyre, P. Rassinier, P. Rivet, L. Simon.

1956

 

5 décembre 1956, Nice, L’Algérie, Suez et la Hongrie à l’heure de la guerre des pétroles.

Tournée Le Parlement aux mains des banques et ses incidences sur les événements actuels, décembre 1956 (Voie de la Paix, Contre-Courant, Défense de l’homme, Monde Libertaire…)

8 décembre 1956 à Toulon

9 décembre 1956 à Marseille

11 décembre 1956 à Carcassonne

12 décembre 1956 à Narbonne, Bouse du Travail, salle Docteur Lacroix

13 décembre 1956 à Toulouse

14 décembre 1956 à Agen

15 décembre 1956 à Angoulême, salle des Sociétés Savantes

16 décembre 1956 à Ruelle

17 décembre 1956 à Bordeaux

18 décembre 1956 à Montauban

1957

10 avril 1957, Nice, Israël, les problèmes du Sionisme et les peuples arabes à l’heure de la guerre des pétroles.

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Novembre 1957, Troyes, Carcassonne, “La guerre des pétroles”

(15?) novembre 1957 à Reims “La guerre des pétroles”

 

1958

9 août, aux “Amis de Connaître”, Lyon (?). Connaître, organe de défense de la culture et tribune libre.

1960

Tournée de conférences en Allemagne 1960 :

25 mars, Hamburg, Grossen Festsaal des ‘Patriotischen Gebaüdes’

1er avril, Freudenstadt

+ Mönchengladbach, Hannover, Köln, Bonn, Heidelberg, Stuttgart, Regensburg, Rothemburg, Munich, Vienne…

1961

Novembre 1961Le Pétrole, pomme mondiale de discorde

Mardi 21 à Lezay (Deux-Sèvres)

Mercredi 22  Niort

Jeudi 23 novembre à Couéron (Loire-Atlantique)

Vendredi 24 novembre à Laval (Mayenne)

1962

Janvier 1962, Troyes et Évreux

1966

12 octobre à Bermont, Rallye champêtre “La fontaine de la Suze”

 

CONTRE-COURANT : Revue ou bulletin hebdomadaire dirigée par Louis Louvet qui publia dans ses suppléments Le Parlement aux mains de banques (octobre 1955), puis LPAMDB II, les Preuves et enfin LPAMDB III, Epilogue (octobre 1957).

Février 1955, Le Drame de l’Afrique du Nord : opinions libertaires et appendice documentaire.

XIe année, Xe série, n° 108, janvier -mars 1962, deux critiques l’une réservée sur Ulysse par les siens et l’autre plus positive sur L’Équivoque révolutionnaire.

COUPEL Simone : Un temps régulière d’Albert Paraz, on croise souvent son nom dans les correspondances de l’écrivain, lorsque, établi à Vence, il s’efforce de maintenir l’agitation parisienne en faveur de Céline exilé. Elle fait partie d’un groupe informel qui réunit quelques jeunes inclassables parmi lesquels on compte Pierre Monnier, Henri Cypriani, Maurice Lemaître et Robert Proix et participe à la tentative des Éditions Bressanes. Au cours de l’année 1950, elle rencontre ou établit une relation avec Jean Ebstein-Langevin avec qui elle forme un couple au moins jusqu’à la dissolution de l’Association des Amis d’Albert Paraz. Elle sera alors pressentie pour en recueillir les archives, mais l’essentiel est resté en possession de Paul Rassinier.

CRAPOUILLOT (et Petit Crapouillot) :

Dans le numéro de mai 1956 du Petit Crapouillot : ” Défense de l’Homme, la revue pacifiste de Louis Lecoin publie un très intéressant article de Paul Rassinier sur la mort de l’Express quotidien : deux clans bancaires se trouvaient en opposition (…)”

CRUZADO ESPAÑOL (journal catholique Barcelonais de Jose-Oriol Cuffi Canadel) : 1er mai 1961, La Mentira de Ulises par J.-.A. Llorens Borras.

CYPRIANI Henri (1923 – 2006): Jeune agité paludéen très actif en 1949-50 dans les milieux de soutien à Louis-Ferdinand Céline alors exilé au Danemark. Proche durant cette période d’Albert Paraz, il s’intègre à l’association de malfaiteurs qu’il a constituée avec Paul Rassinier qui fut parfois nommée les Basculeurs de Légendes. Les trois compères, très dissemblables mais tous éclopés, parviendront, non sans peine, à publier en 1950 – sous l’enseigne des Éditions Bressanes – une nouvelle édition du Lac des Songes de Paraz après Le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier. Dans une lettre, Paraz associe Cypriani à la rédaction de sa préface au Mensonge d’Ulysse qui fut effectivement finalisée en septembre 1950 lors d’un séjour commun à Vence. Après un départ précipité en octobre 1950 pour la Tunisie on sait de Cypriani qu’il vécut “en misanthrope” l’essentiel de son existence à Chamonix où il décède le 18 avril 2006.

~ D ~

DÉAT Marcel (1894-1955) : Nous avons connaissance de trois lettres datées de septembre 1939, mars et novembre 1940 de Marcel Déat à Paul Rassinier à l’époque où ce dernier cherchait à faire publier son étude autobiographique sur la drôle de guerre Perspectives Cavalières.

DIARIO DA MANHÃ : 23 mars 1961, Os Caminhos – Guerra psicologica, par Jacques Ploncard d’Assac cite Rassinier.

DOMMANGET Maurice (1888-1976) : Lettre du 16 janvier 1953 exprimant ses réticences  pour la publication d’une critique du Discours de la dernière chance dans l’École Émancipée.

DÖNITZ Karl (Amiral, 1891-1980) : Probablement entré en relation épistolaire avec Paul Rassinier vers la fin des années cinquante mais aucune lettre n’a été identifiée dans les A.R. Paul Rassinier lui rendit – probablement encore – visite à Hambourg lors d’une de ses tournées de conférences.

DROIT DE VIVRE (Le) : Organe de la LICA puis LICRA de Bernard Lecache.

n°227 (1953?), page 4, “A la manière de Bardèche, Rassinier et consorts – Y a-t-il eu des camps d’extermination?” par Charles Levine.

15 mars 1965, “Nos lecteurs ont la parole“, lettre de Jacques Grégoire, Pargny-sur-Saulx (Marne) (“Voici un bref compte-rendu de la réunion de notre petit groupe consacrée au cas Rassinier. Le présentateur était un militant pacifiste de la “Voie de la Paix” croyant en la sincérité de Rassinier. (…) Pour ma part, la lecture du livre “Le Drame des juifs européens” m’a fait réviser ma position qui, avant, était plutôt favorable à Rassinier que j’avais connu militant d’avant-guerre.

DROIT ET LIBERTÉ :

8 décembre 1950, pages 1 et 2, “Tandis qu’est votée l’amnistie aux collabos – Nouvelle floraison de publications antisémites – Unis avec tous les patriotes, faisons échec aux menées du vichysme!

~ E ~

EBSTEIN (-LANGEVIN) Jean : C’est peut-être en tant que fondateur avec Edmond Michelet du Comité Français pour la Défense des Droits de l’Homme, la Réparation et l’Amnistie qu’il entre en relation épistolaire avec Albert Paraz vers 1948. Il rédige le 19 février 1951 un texte en défense de l’écrivain à l’intention du Tribunal Correctionnel de Bourg-en-Bresse, à l’occasion du procès intenté par des associations de déportés contre le Mensonge d’Ulysse et sa préface. C’est vers cette époque qu’il fait la connaissance de Paul Rassinier et de sa famille. Dans la correspondance Rassinier/Paraz, Ebstein-Langevin est toujours associé à l’ancienne compagne et relais parisien de Paraz, Simone Coupel.

Le couple restera en relations avec Paul Rassinier puisqu’on le retrouve très impliqué dans l’association des Amis d’Albert Paraz à partir de 1957.

~ F ~

 

FAURE Paul (1878-1960) :

FAURISSON Robert : Entreprend de correspondre avec Paul Rassinier en 1963 ou 1964 sur la question précise des chambres à gaz qui n’est pas alors une priorité pour Rassinier occupé qu’il est à la rédaction et la publication des Responsables de la seconde guerre mondiale. Ils ne parviendront pas à se rencontrer, la dernière tentative en ce sens ayant été faite en juin 1967, peu avant la mort de Rassinier.

Robert Faurisson correspondra plus tard avec Mme Rassinier et travaillera sur les archives de son mari dont il contribuera à faire connaître l’œuvre proprement révisionniste.

FAUVET Jacques : Alors rédacteur en chef du Monde, Jacques Fauvet publie en décembre 1963 un ensemble de lettres reçues par le journal suite aux échos des représentations de la pièce de théâtre Le Vicaire de Rolf Hochhult. Parmi ces lettres : ” (…) M. Paul Rassinier, ancien déporté, observe, textes à l’appui, que jusqu’en 1937 le pasteur Niemöller, chef de l’Eglise protestante allemande, a soutenu Hitler, et il le rappelle à l’intention du protestant Hochhuth. Il affirme d’autre part que « l’argument sur lequel est bâti le Vicaire, le célèbre document dit Document Gerstein, présenté par le procureur français Dubost à Nuremberg le 30 janvier 1946, a été refusé par le tribunal lui-même comme « non probant », formule utilisée par les juristes pour désigner un document que les historiens plus catégoriques n’hésitent pas à qualifier de « faux ». Depuis 1946, une certaine presse s’évertue en vain à faire admettre que ce document est authentique : elle n’a trouvé, pour soutenir cette thèse, que des historiens qui avaient autant de choses à se reprocher que le pasteur Niemöller.” Fauvet précise en note : “N.D.L.R. – Il est exact que pendant le procès de Nuremberg le président écarta cette pièce des preuves apportées par l’accusation française. Tirée des documents de la délégation américaine, elle n’avait pas encore été authentifiée sous serment. Cela se passait le 30 janvier 1946 à l’audience du matin. Lorsque les débats reprirent dans l’après-midi l’avocat général britannique, Sir Maxwell-Fyfe, expliqua que ce rapport ainsi que tous ceux de la série PS avaient été authentifiés par des officiers américains. La Cour décida alors de le prendre en considération. » (Le Monde, 26 décembre 1963)

L’affaire rebondit dans le numéro 14 d’avril 1964 La Voie de la Paix dans une deuxième polémique entre Paul Rassinier d’une part, Pierre-Gabriel Fabrègues et Jean Gauchon de l’autre, ce dernier prenant Jacques Fauvet à témoin contre Rassinier.

Cette polémique, lancera la phase finale d’une cabale orchestrée de longue date par Jean Gauchon et Maurice Laisant, et dont le dernier acte se jouera au procès du Droit de Vivre en octobre 1964, aboutissant à l’éviction de Paul Rassinier de la Voie de la Paix  et des milieux pacifistes. Une conséquence plus lointaine en sera la scission dans l’Union des Pacifistes de France en 1966.

Pour revenir à Jacques Fauvet, il ne semble pas que d’avoir été mêlé à ces polémiques l’ait durablement fâché avec Paul Rassinier. En effet, une lettre fort courtoise et argumentée signée Fauvet est conservée dans les archives de Paul Rassinier. Elle est datée du 25 décembre 1965 et porte, il est vrai, sur un sujet plus neutre que le document Gerstein : les élections présidentielles.

Le 12 mai 1967, il accuse réception d’une remarque de Rassinier concernant l’article de Martin Broszat et fait ensuite, par l’intermédiaire du “Service étranger” sous la signature d’un P.-J. Franceschini un mot assurant “Nous avons publié une note tenant compte des observations que vous avez communiquées à Mr Jacques Fauvet.

Pourriez-vous me faire parvenir la justification de votre thèse, et notamment le numéro de DIE ZEIT auquel vous faites allusion (je ne l’ai pas en archives).

FONTAINE André (1921-2013) : Historien de la guerre froide et journaliste au Monde, il publie dans ce quotidien le 1er février 1969 (page VI) une critique du livre de Bernard Fay La guerre des trois fous d’où sont extraites les lignes suivantes : “A part Paul Rassinier, personne, sauf erreur, n’était allé aussi loin en France dans l’interprétation “révisionniste” des causes et du déroulement de la dernière guerre.

~ G ~

GAUCHON Jean :

GALTIER-BOISSIERE Jean (1891-1966) : C’est en 1960, suite à une critique par Rassinier dans la “Voie de la Paix” de ses mémoires, qu’ils entrent en relation via Émile Bauchet. Des échanges, portant le plus souvent sur des questions éditoriales ou l’Association des Amis de Paraz, s’en sont suivis.

GUILLAUME Pierre :  Après avoir milité très jeune à Socialisme ou Barbarie puis Pouvoir Ouvrier tandis qu’il fréquentait Guy Debord et d’autres situationnistes, il ouvre une première librairie sous l’enseigne de La Vieille Taupe qui deviendra une source d’approvisionnement en littérature subversive et un lieu de rencontre pour ce qui sera un peu plus tard qualifié d’ultra-gauche. Il découvre vers la fin des années soixante l’œuvre de Paul Rassinier qu’il fait partager dans ces milieux. Lorsque l’affaire Faurisson éclate, il s’engage dans le combat révisionniste et reprend La Vieille Taupe comme maison d’édition où sera en particulier réédité le Mensonge d’Ulysse, contribuant à la redécouverte de son auteur.

~ H ~

 

HÉRARD Lucien : Dissident communiste de Besançon à la fin des années vingt, il sera de l’aventure du Travailleur et de la FCIE qu’il abandonne plus pour des motifs personnels (conflit avec Marcel Ducret) que doctrinaux. Il rejoindra la SFIO puis s’associera au PSOP avant la guerre. Billettiste pendant des années au Télégramme de Brest, sur une ligne pas franchement révolutionnaire.

HOGGAN David (1923-1988) : C’est le 2 novembre 1962 que David Hoggan écrit (en anglais, langue peu familière au destinataire) une première lettre à Paul Rassinier, accusant réception du Véritable Procès Eichmann. On peut penser que c’est par Mable Narjes que Rassinier a obtenu l’adresse de Hoggan. Le reste de la correspondance se fera en allemand, langue maîtrisée par les deux hommes.

Hoggan fera le lien entre Rassinier et H.H. Barnes.

Leurs relations se détériorent suite à l’expulsion d’Allemagne de Rassinier en décembre 1964. Afin d’obtenir une carte de presse lui permettant d’assister aux procès de Francfort, il avait fourni deux références d’instituts américains fournies par Hoggan. L’une de ces références était l’institut Hoover où intervenaient plusieurs membres de l’école révisionniste américaine, mais dont aucune approbation officielle n’avait été sollicitée.

Le tour pris par cette pitoyable et rocambolesque affaire de refoulement – au motif qu’il appartiendrait à une “organisation fasciste internationale” et menacerait donc, par sa simple présence, l’ordre public – aura pour effet d’impliquer Hoggan plus qu’il n’aurait dû être nécessaire, de le mettre en porte-à-faux vis-à-vis de ses collègues historiens révisionnistes américains et de contraindre Paul Rassinier à écrire une lettre attestant qu’il n’avait pas été mandaté par l’institut Hoover.

On peut observer à cette occasion l’activation de réseaux internationaux assez puissants pour – s’il est besoin d’y insister – empêcher un ancien déporté d’assister en Allemagne à un procès de gardien de camps de concentration! Ce premier montage aura des conséquences lourdes en France, puisque la même accusation d’appartenance à une “Internationale néo-nazie” y pèsera lourdement dans l’éviction définitive de Rassinier de certains milieux anarchiste et pacifistes, à l’occasion du procès Lecache, en octobre 1964. Au point qu’on peut s’interroger sur les véritables tenants et aboutissants de ces cabales trop synchronisées pour n’être pas orchestrées.

HUMBERT Jeanne (1890-1986) : Rassinier et elle écrivent dans la Voie de la Paix d’Émile Bauchet. Ils échangeront quelques lettres dont on ne connaît que celles de Rassinier conservées à L’ Institut International d’Histoire Sociale d’Amsterdam, fonds Humbert.

~ I ~

ISOU Isidore (Isidor Goldstein, dit, 1925-2007) : Si aucune intervention directe de sa part n’est attestée au sein des réseaux de soutien à Céline en exil à la fin des années 1940, puis à la diffusion du Mensonge d’Ulysse, on sait qu’il fut à cette époque très proche de Maurice Lemaître, ce qui laisse à penser qu’il fut a minima informé de près de ces questions. Paul Rassinier et Albert Paraz l’évoquent dans leur correspondance autour des questions de censure.

~ J ~

JEANSON Henri (1900-1970) : Préface le Parlement aux mains des banques, Les Preuves, aux éditions Contre-courant. Correspondance et rencontres probables dès les années 30.

~ K ~

KOGON Eugen (1903 – 1987) : Son témoignage sur le camp de Buchenwald ayant fait l’objet d’uns critique par Paul Rassinier dans le Mensonge d’Ulysse, il portera plainte contre l’éditeur de la traduction allemande et fut, semble-t-il, débouté.

~ L ~

LAISANT Maurice : La publication dans le Libertaire du 27 janvier 1950 sous la signature de Maurice Laisant d’une “Mise au point” reprenant la correction par Paul Rassinier d’informations sur un épisode de la première guerre mondiale marque sans doute le début de relations qui se termineront par l’éviction de Rassinier des milieux anarchistes au terme d’une cabale peu digne des idéaux libertaires.

LECOIN Louis (1988-1971) : Pour ce que nous en comprenons, les relations personnelles entre Paul Rassinier et Louis Lecoin n’ont jamais été aussi proches qu’il a pu être soutenu. Du point de vue doctrinal en tout cas, leurs visions respectives du pacifisme ne coïncident pas et ont naturellement fini par s’exclure. Ils se sont vus épisodiquement à Mâcon puis à Vence dans la première moitié des années 50, époque où leur relation était très cordiale, puis, par la suite, sans doute un peu moins souvent, en région parisienne.

Rassinier collabore en effet régulièrement à Défense de l’Homme à partir de décembre 1949 et soutient le lancement de Liberté. Il estime Louis Lecoin comme un aîné qui a déjà acquis notoriété et prestige en s’illustrant par son courage et sa détermination dans la lutte pacifiste.

Les lettres de Rassinier à Albert Paraz attestent pourtant, dès 1950, d’une défiance de Rassinier envers ce qu’il conçoit comme un manque de radicalisme politique chez Lecoin. Les fractures vont s’agrandir et probablement culminer autour de deux questions : l’amnistie étendue à tous, même aux collaborateurs, et, plus tard, les compromissions politiques dans la lutte pour l’obtention par Lecoin du statut d’objecteur de conscience. Ce deuxième épisode qui culmine en 1963 va cristalliser une rupture totale. Lecoin prend ombrage de critiques allusives de Rassinier dans la Voie de la Paix et s’associe même à la cabale ourdie par Maurice Laisant et Jean Gauchon pour ostraciser son ancien ami dans les milieux pacifistes et anarchistes.

Dans l’autobiographie militante publiée en 1965 par Louis Lecoin, Le Cours d’une Vie, le nom de Paul Rassinier n’apparaît qu’en tant que signataire d’un appel au soutien lors du lancement du journal Liberté… Albert Paraz, par contre, est évoqué, ainsi que Louis-Ferdinand Céline. Dans le texte – reproduit page 186 – d’un article paru dans Défense de l’Homme à la mort de Georges Pioch au printemps 1953, Lecoin évoque l’écrivain avec qui il avait rompu au moment des poursuites ayant suivi l’affiche Paix Immédiate, en 1939. Les “amis communs” qui avaient tenté, quelques temps avant la mort de Pioch, sont certainement, comme en témoigne leur correspondance, Paraz et Rassinier.

La collusion perçue par Lecoin de Paul Rassinier avec les milieux d’extrême-droite, d’anciens collaborateurs, voire d’anciens Nazis a sans doute pesé dans la détérioration des relations entre les deux hommes.

J.-P.R. : ” Pour ce qui est de Lecoin j’étais un peu à distance de leurs différends et n’en connais pas toutes les arcanes… (4.10.14)

(…) mon père a toujours été très discret, envers moi en tout cas, à propos de ses relations politiques. Celles que je connais le mieux sont celles qu’il a eues avec Lecoin que, enfant, j’appelais « tonton Lecoin » et dont le courage me fascinait. Pour autant que je sache leur différend portait sur les rencontres que mon père avait faites avec des personnages naturellement douteux – pour Louis Lecoin – mais qui, pour mon père, en tant qu’historien, étaient des témoins de leur vie et de leurs actions. Je pense par exemple à l’amiral Dönitz, pour ne citer que l’un des plus significatif. De plus, je pense que mon père a commis une erreur d’une grande naïveté en faisant publier dans Rivarol (pourtant on ne peut plus opposé politiquement à ses idées) un article que personne dans son monde « naturel » ne voulait publier. (…) De la même façon les relations de mon père avec Maurice Bardèche (ou d’autres personnages d’extrême droite) n’étaient pas du tout du goût de Lecoin et cela se comprend aisément. Mais mon père ne connaissait qu’un seul cloisonnement : celui qui existe entre les esprits malhonnêtes et les âmes claires, fussent-elles en opposition radicale et irréductible avec ses convictions. Dans le même registre je lui ai souvent entendu répéter « un homme de parti perd son parti d’homme » que j’ai toujours interprété comme le risque que des convictions trop lourdes font courir à l’ouverture d’esprit.” (03.04.14)

On ne trouve aucune lettre de Louis Lecoin dans les A.R.

LEMAÎTRE Maurice (Moïse Maurice Bismuth, dit, 1926 – ) : Anarchiste, puis Lettriste. Il lance l’enquête du Monde Libertaire consacrée au Procès Céline et reste en relation avec Albert Paraz. En 1949-50, il participe à un petit groupe informel où l’on retrouve Henri Cypriani, Robert Proix – mais aussi Michel Ragon – et qui fait avancer la cause de Céline dans les milieux de gauche ou anarchistes. Cette équipe participera également aux efforts de diffusion des Éditions Bressanes, pour le Mensonge d’Ulysse et le Lac des Songes.

Des correspondances entre Lemaître et Paraz sont dispersées dans le fonds Paraz de la Bibliothèque Nationale. Des échanges entre Paul Rassinier et Maurice Lemaître se déduisent de la correspondance Rassinier-Paraz.

LETTRISTES : L’implication de Maurice Lemaître dans les cercles s’intéressant à la diffusion du Mensonge d’Ulysse, celle de Michel Ragon et l’évocation de Isou dans la correspondance Paraz-Rassinier donnent à penser que le scandale parlementaire et le procès qui a suivi n’ont pu manquer d’être discutés dans ces milieux proches du Lettrisme au tout début des années 1950. Guy Debord a participé aux activités du mouvement lettriste proprement dit en 1951-52.

LIBERTAIRE (Le) : Les contributions de Paul Rassinier sont régulières au cours des années cinquante.

10 et 17 février 1950 : “Le problème concentrationnaire – Des raisons de la philosophie à celles du sens commun – Réponse à M. Merleau-Ponty et à J.-P. Sartre.”

Décembre 1956 : “Des fous criminels ont tiré le premier coupe dans la guerre du pétrole”.

Le Monde Libertaire, mai 1957 : ” S.E. Christian Pineau – ministre des affaires qui lui sont étrangères”

LIERRE Georges (?, Commandant) : Personnage mystérieux très probablement lié au renseignement militaire, passé dans la clandestinité durant l’occupation et en charge de la coordination de certains mouvements de résistance non-communistes proches de la SFIO. On connaît de lui une lettre à Paul Rassinier, signée ” pour Henri Ribière, G.Lierre, membre du comité directeur national de Libération Nord, président de la commission nationale d’organisation et de propagande de Libé-Nord”. Datée du 13 septembre 1945, elle traite de la poursuite des activités de Libé-Nord en tant que mouvement politique.

~ M ~

MAZE Jean : Ses relations avec Albert Paraz, tout comme l’aide qu’il a pu apporter à Céline au Danemark (Est-ce lui, par exemple, qui a permis à Pierre Monnier d’intégrer la délégation régionale auvergnate en visite dans ce pays en septembre 1948?) restent assez mystérieuses. Il répond favorablement à Paul Rassinier, le premier novembre 1957, lors de la création d’un Comité de Patronage pour l’Association des Amis d’Albert Paraz.

MICHELET Edmond (1899-1970) :

~ N ~

NAEGELEN René : J.-P.R. : “Bien sûr je me souviens de Naegelen, en particulier au moment de la Constituante. Mais je n’avais que cinq ans et lui aussi je l’appelais « tonton ». Il faisait partie de ces nombreux amis que je voyais chez mes parents et dont le défilé n’a cessé qu’à la mort de mon père.” (03.10.14)

NARJES Mabel Elsabe ( ? – 1981) : Traductrice de l’anglais ou du français vers l’allemand, en particulier du livre de David Hoggan Der ertzwungene grieg elle rendit possible la rencontre épistolaire entre ce dernier, puis H.E. Barnes, et Paul Rassinier avec qui elle entretint des relations amicales et une correspondance suivie, principalement sur des questions éditoriales.

Mabel

~ O ~

ORWELL George (Eric Arthur Blair, dit, 15 juin 1903-21 janvier1950) :

At present we are all but openly applying the double standard of morality. With one side of our mouths we cry out that mass deportations, concentration camps, forced labour and suppression of freedom of speech are appalling crimes, while with the other we proclaim that these things are perfectly all right if done by the U.S.S.R. or its satellite states : and where necessary we make this plausible by doctoring the news and cutting out unpalatable facts. (…) Indeed, I am old enough to have seen working-class audiences booing and jeering at speakers who had used the word Socialism. These fashions pass away but they can’t be depended on to do so unless thinking people are willing to raise their voices against the fallacy of the moment. It is only because over the past hundred years small groups and lonely individuals have been willing to face unpopularity that the Socialist movement exists at all.
Unpublished Letter to the Editor of Tribune, C.E.J.L. p.443

L’intitulé même du site, la phrase citée en exergue qui l’inspire ainsi que les vagues considérations contenues dans l’onglet descriptif “A propos (About)” ne concluent pas notre volonté d’associer Orwell à Paul Rassinier.

Orwell n’était pas inconnu dans les milieux anarcho-syndicalistes français. Certains de ses articles  avaient été traduits dans des brochures comme Libertés dont il avait rencontré des lecteurs lors d’une visite parisienne au début de l’année 1945 (cf. As I Pleased, janvier 1947 et lettre à P.Rahv (p.171) in Collected Essays…, Penguin).

Paul Rassinier, lui, avait lu l’auteur anglais et conservé dans sa bibliothèque les traductions en français de La Ferme des Animaux et 1984. Les deux ouvrages avaient été chroniqués dans la presse anarchiste, à laquelle collaborait Rassinier. Plus précisément encore, dans le numéro du 10 février 1950 du Libertaire, une nécrologie très bien informée de George Orwell avoisinait un long article de Rassinier.

Orwell considérait le problème des camps de travail forcé comme un enjeu important dans sa critique du monde moderne. Durant les dernières années de son existence, au terme de sa maladie, il continuait à se tenir informé à ce sujet : il prit connaissance, dès parution de leur traduction anglaise, des ouvrages de Margaret Buber-Neumann Under two Dictators: Prisoner of Stalin and Hitler. Il jugea curieusement à propos de qualifier l’auteur de “sincère”. Ce terme ne vise-t-il qu’à relativiser – après lecture – ses appréhensions quant à la véracité d’un récit, au vu du parcours communiste de Buber-Neumann?

Plusieurs indices nous font penser qu’Orwell doutait de la rigueur des récits de déportation en général, bien qu’il admit l’existence d’exécutions de masse sur le front de l’Est, et singulièrement dans des camions à gaz (“gas vans”).

Son ami Roger Senhouse, qui avait entrepris la traduction en langue anglaise de L’Univers concentrationnaire de David Rousset, lui fit parvenir, pour avis, quelques pages de son manuscrit. Le 3 mai 1948, Orwell lui communiqua une première impression, puis, dans une lettre sans date du même mois, revint sur le sujet:

De Rousset, je me suis déjà procuré Les jours de Notre Mort, mais ne l’ai pas encore lu. Je voulais lire Rousset parce que les extraits parcourus m’avaient donné l’impression qu’il avait plus de prise que la plupart de ceux qui ont publié sur ce sujet.

Ce qui importe, c’est que ces camps de travail forcé font partie intégrante de la trame de notre époque et sont un phénomène – pour horrible qu’il soit – très intéressant. Il faudrait maintenant que quelqu’un écrive un ouvrage d’érudition sur les camps de concentration et de travaux forcés, en se basant sur Rousset et tous les autres.”

Les conditions de diffusion du Passage de la ligne rendent très improbable – mais pas totalement impossible – qu’Orwell ait pu en prendre connaissance avant sa mort. Cependant, si sa santé lui avait permis de vivre ne serait-ce qu’une année de plus, il apparaît à peu près certain qu’il n’aurait pu ignorer Le Mensonge d’Ulysse.

Il ne s’agit pas ici d’entretenir un vain regret, mais de se demander comment Orwell aurait commenté la démarche de Paul Rassinier et, peut-être, l’ostracisme qu’il eut à subir en conséquence par la suite.

~ P ~

PARAZ Albert (1899 – 1957) : Sollicité par Paul Rassinier en 1950 pour écrire la préface à son ouvrage en cours de rédaction sur les récits concentrationnaires, voici comment Paraz le présente à Céline :

Le 10-07-50 : « A ce propos, je suis en train de faire un essai de socialisme libertaire en vendant les livres directement sans passer par le libraire et le distributeur. C’est de l’édition moi-même. Cela me rapporte non pas 10 ou 15 mais 50 % si bien qu’en vendant 3000 on gagne plus qu’en en vendant 15. J’ai seulement fait la préface du livre de Paul Rassinier, un déporté qui fait son petit Norton Cru sur les mensonges de la littérature concentrationnaire. »

Le : 01-08-50 « J’ai entrepris la réédition du « Lac des Songes » à mes frais avec Paul RASSINIER qui écrit dans « Défense de l’Homme ». Il a fait un « Regards » [sic] sur la littérature concentrationnaire dont j’ai écrit une assez longue préface et il ne veut pas passer par les distributeurs. Il estime qu’un auteur doit gagner 80% du prix de vente et non 10%. Il a très bien réussi par ce système à vendre son premier livre « Passage de la ligne » mais cet œuf là qui a été dans l’enseignement ne veut pas trouver de titre qui accroche, comme « Rousset a menti », ou « Rousset est un menteur » Il appellera son machin «  Le mensonge d’Ulysse ».

Une correspondance croisée Paraz-Rassinier quasi-complète a été publiée. Elle prouve combien les deux hommes sont restés proches jusqu’à la mort de Paraz en 1957, contrairement à ce qui a été prétendu. Ils se sont brouillés autour de leur projet éditorial dès la fin de l’année 1950, mais ont très vite renoué des relations régulières.

Dans ses chroniques de radio pour Rivarol, Albert Paraz cite fréquemment son ami:

15 novembre 1952, Messieurs Merle-Alors et Camus-le-Peste nous la baîllent belle:

Pour faire comprendre le drame d’Oradour, il fallait remonter aux vrais responsables, à M. Maurice Schumann, à M. de Gaulle, à l’esprit de la Résistance qui voulait qu’on tue le plus possible d’Allemands dans la nuit pour qu’il y ait le plus possible d’otages exécutés, afin que la haine s’installe entre les hommes d’Europe.

C’est M. Rémy qui nous le dit. Et lui, si clairvoyant pour la France, colporte des chiffres faux, des ragots ignobles sur les camps, cite des livres dénoncés comme menteurs par le déporté Rassinier. Son excuse est sublime : le livre de Rassinier est saisi.

Juillet 1954,  La pressisue : Plus bas que Radio-Moscou :

« Paul Sérant observait avec une grande modération dans « La Parisienne », que brûler les livres n’est plus un moyen efficace de faire la lumière. Le livre de Paul Rassinier gênait, on l’a détruit. En plein XXème siècle. Le plus piquant et le plus instructif, c’est que le brave Rassinier n’est pas du tout un ami de « Rivarol », au contraire. Il a honte d’être mêlé, par moi, à un journal fasciste. Son rêve est d’écrire dans « l’Observateur ». C’est un ancien député esséfiot, voilà le bonhomme. Il a écrit à Albert Camus à la N.R.F. pour faire rééditer son livre sans ma préface, mais Camus, cet homme enfin révolté, a répondu au nom de Gallimard que la N.R.F. ne pouvait rééditer un livre qui a été préfacé par un collaborateur de « Rivarol ». On attend un démenti.

(…) C’est donc avec la bénédiction des philosophes qu’on empêche un honnête homme de faire entendre sa voix… »

30 décembre 1954, Cela finira par se savoir (Le Figaro annonce la victoire en Cassation du procès du Mensonge d’Ulysse)

20 janvier 1955, Buenos-Aires aux Patagons :

Je ne trouve pas très grave, mais tout de même un rien agressif, qu’une Olga Wormser ait le droit chaque semaine, sinon plus de parler interminablement de son livre haineux sur les camps; alors qu’un Paul Rassinier n’a jamais été convoqué nulle part, bien qu’il ait pris un grand soin de supprimer ma préface à son substantiel “Mensonge d’Ulysse.”

7 juillet 1955, Nous en poserons d’autres :

Je n’ai rien non plus contre Mme Olga Wormser, mais si je ne l’ai pas entendue dix fois, je ne l’ai pas entendue une. J’estime qu’on pouvait parler une fois de son livre, mais jamais on n’a mentionné celui de Rassinier, “Le Mensonge d’Ulysse“, qui fait entendre un son de cloche beaucoup plus rare.

Vencecouverture

Paul Rassinier et Albert Paraz, Vence, septembre 1950

 

 

PATRIOTE du BEAUJOLAIS (Le, édition de Mâcon?) : Dans son  édition du 26 novembre 1952, le rédacteur de la rubrique Grain de Sel s’en prend à Paul Rassinier et au “Petit Mâconnais” (” rejeton de la ‘Tribune‘ kollaboratrice qui insultait déjà sous Vichy les patriotes.“) où il écrit. Il le qualifie aimablement de “scissionniste de FO, ce syndicat financé par les Américains” et de  “diviseur de la classe ouvrière“,

PAULHAN Jean (1884 – 1968) : On a connaissance de quelques lettres  à Paul Rassinier, dont une d’approbation du Mensonge d’Ulysse. Ils continuèrent  d’échanger et se sont probablement rencontrés autour de projets éditoriaux chez Gallimard qui n’aboutirent jamais.

PECHEYRAND Roger (1909-1975) : Prisonnier de guerre à Rawa-Ruska, il contribue à l’enquête de Faubourgs 51 “Ulysse a-t-il menti?” par un texte intitulé “Les camps de concentration nazis et les PG”.

PETIT MÂCONNAIS (Le) :

Coupure sans date : Un effort littéraire et régionaliste à encourager – Le Bulletin Mâconnais de l’Académie Rhodanienne des Lettres sera-t-il comme le “Nez de Cléopâtre”?:

MM. Paul Rassinier et Jean Jeubart-Monteux ont décidé que le Bulletin s’enrichirait et paraîtrait régulièrement (…)

24 novembre 1952 : En marge d’une réunion – Un aspect politique d’un problème syndical, par Paul Rassinier

PIOCH Georges (1873-1953) : Poète, membre conférencier de la Ligue Internationale des Combattants de la Paix dont il est élu Président en 1931 et reste au Comité directeur jusqu’en 1937. Il écrit dans la Patrie Humaine de Victor Méric puis dans le Barrage. Il se froissera avec Louis Lecoin en 1939 à la publication de l’affiche Paix immédiate, peu après la déclaration de la seconde guerre mondiale. Peu avant sa mort en 1953, son ami Paraz tentera avec Paul Rassinier de réconcilier les deux pacifistes.

POPULAIRE (Le) :

19 avril 1937 : Une conférence d’Henri Sellier à Belfort, par Paul Rassinier. ” << L’union étroite de l’Angleterre, de la France et de la Russie, agissant en plein accord dans toutes les questions internationales est indispensable pour faire reculer le spectre de la guerre, a-t-il déclaré. Un gouvernement à direction socialiste doit, en premier lieu, tenir compte de cela. (Applaudissements) C’est ce qu’a fait le gouvernement Léon Blum, et c’est ce dont tous les socialistes et tous les travailleurs doivent être heureux. >>.

PORADA (Käthe von, dite Kate de, 1891-1985) : Dernière régulière platonique d’Albert Paraz, associée durant la guerre à ses productions “artistiques” très inspirées par les tableaux du peintre expressionniste Max Beckmann, jusqu’à la signature, dit-on. Elle sera, avec Paul Rassinier, à l’origine de la création de l’Association des amis d’Albert Paraz. En pratique ce seront d’ailleurs les seuls impliqués dans le travail effectif de gestion des finances, d’organisation des activités et d’édition du Menuet du Haricot.

PORCHET Robert (1891-1964) : Ami proche de Paul Rassinier lorsque ce dernier résidait à Mâcon. Déserteur de la première guerre mondiale et bagnard à Cayenne, il écrivit ses souvenirs qu’il projetait d’éditer aux Éditions Bressanes sous le titre “Notre pain… avec de l’eau!” (Un objecteur de conscience raconte son calvaire). Paul Rassinier en avait rédigé la préface. Le projet était assez avancé pour qu’ au moins une annonce fût publiée dans le numéro de février 1952 de la Voie de la Paix.

En 2007, le cabaretier Michel Valette édita aux Indes savantes une version remaniée du texte, préfacé cette fois par Albert Jacquart, sous le titre “De Verdun à Cayenne“. Le manuscrit de Porchet y est évoqué, et on croit comprendre que les passages en italiques sont des citations de l’original, mais aucune allusion n’est faite au premier projet d’édition. Page 438, ce paragraphe ne laisse pas d’intriguer: ” De nombreux amis vinrent l’assister dans ses derniers moments. L’un d’eux, Rassigné [sic!!!!], lui ayant demandé s’il ne regrettait pas d’avoir sacrifié sa jeunesse et vingt ans de sa vie à une cause si difficile à défendre, il répondit – (…) je n’aurais pas à regretter ni mes actions, ni mes paroles…

Témoignage de Jean-Paul Rassinier (25 et 26 juillet 2015) sur Robert Porchet, sa famille et leurs liens avec la famille Rassinier : ” (…) J’ai passé souvent des vacances à Louhans chez Porchet dont l’histoire me laissait rêver. Il avait ramené “d’Amérique” sa fille (peut être seulement adoptive, je ne l’ai jamais su) qui devait avoir 19 ou 20 ans quand j’en avais 12-14 et qui était une vraie sœur pour moi fils unique. Elle s’appelait Roberte et était la première “noire” (en fait métisse de peau assez sombre) que je vivais de près.

” (…) ces liens […] me touchent particulièrement en me remémorant cet homme si paisible dont l’histoire ne m’était (brièvement…) contée que par mon père et à laquelle lui-même ne faisait jamais allusion ; au point que je n’arrivais pas à imaginer le bagne et encore moins qu’il ait pu y souffrir autant. Cela me paraissait, à travers son comportement et ses paroles, avoir été une sorte de voyage, difficile certes, mais simplement aventureux et non aussi indigne qu’il a été en réalité. Pudeur dans une sorte de banalisation de son histoire…

Nous espérons pouvoir bientôt rendre compte du texte original de Robert Porchet, “Du pain… avec de l’eau” et peut-être aussi de la préface que Paul Rassinier avait rédigée en vue de l’ édition avortée. Dans les lignes ci-dessous, tirées du livre de Valette (pages 422 et 423 sans italiques), Porchet évoque le moment où, après la guerre, il apprend l’existence des camps :

Robert croyait avoir connu le pire. Il savait que l’esprit des hommes dans le domaine de l’atroce peut toujours aller plus loin. Aux Îles du Salut, on jetait les hommes aux requins, à Auschwitz on les faisait partir en fumée (…) Dès lors, la notion de ‘guerre juste’ contre Hitler pouvait-elle se justifier?…

POUZOL Henri (1914-2000) : Déporté à Oranienburg-Sachsenhausen puis Dachau, il réagit vivement dans un premier temps à l’annonce dans le numéro de janvier-février de la revue Faubourgs 51 d’un appel à contributions signé Robert Proix : “Ulysse a-t-il menti?“. Il écrit ainsi le 13 janvier 1951 une longue lettre à Fernand Henry qui dirige Faubourgs en menaçant de “se séparer de vous” (sa critique porte principalement sur la préface d’Albert Paraz au Mensonge d’Ulysse). Henry écrit aussitôt à Rassinier et il semble qu’ une clarification ait permis la publication de la contribution critique de Pouzol avec les celles de Jean Puissant, Roger Pecheyrand dans le numéro de juillet de la revue.

PRIESTER Karl-Heinz (1913-1960) : Éditeur de la traduction allemande du Mensonge d’Ulysse (Wiesbaden, 1959). Le 7 avril 1964 Paul Rassinier, en vue du procès en diffamation qu’il intentait au Droit de vivre de Bernard Lecache, reçut une attestation de la femme de Priester, accompagnée de photographies prouvant que ce dernier avait seulement servi dans la Wehrmacht (Luftwaffe plus précisément, en tant que correspondant de guerre). Il semble qu’il ait été cependant, à un moment au moins, officier de liaison avec la Waffen S.S. Mais surtout, il paraît impossible de minimiser son engagement nationaliste dès 1932 dans les Hitler Jungen et au sein de l’encadrement de l’organisme de propagande Kraft durch Freude, dès 1935. Après sa détention entre 1946 et 1948, Priester semble avoir suivi des voies plus ou moins détournées mais résolument orientées vers un nationalisme allemand aux sympathies nazies assumées.

La position de Paul Rassinier devient en cette année 1964 difficile à défendre car on n’imagine pas un instant qu’il ait pu être dupe de la nature des engagements politiques de certains de ses correspondants en Allemagne. On comprend qu’il souhaite gagner du temps vis-à-vis de ce qu’il considérera toujours comme son camp politique, la gauche libertaire et pacifiste, alors que les soutiens en son sein se raréfient de mois en mois. Qu’il en soit réduit à intenter un procès en diffamation à Droit de Vivre prouve assez le peu de marge qu’il lui reste à ce moment où l’assaut final visant à son éviction se prépare dans le mouvement pacifiste. Paul Rassinier ne semble pourtant jamais avoir abandonné l’espoir de continuer à défendre ses thèses historiques dans ce milieu.

PROIX Robert (1875-1978) : Anarchiste et courtier en librairie. C’est au moment où le Libertaire, par l’intermédiaire de Maurice Lemaître ouvre un débat sur l’exilé Louis-Ferdinand Céline qu’il fait probablement la connaissance de Paul Rassinier dont on pense qu’il est resté jusqu’au bout très proche. Il participe en 1950-51 à la diffusion parisienne du Mensonge d’Ulysse et écrit l’article qui fait office de “préface à un nouveau débat” dans la revue Faubourgs de janvier-février 1951.

PUISSANT Jean (1908-1999) : Instituteur, résistant à Libé-Nord et déporté à Buchenwald, il écrit en 1945 un récit de déportation unanimement estimé pour sa sobriété. Dans le numéro de juillet 1951 de la revue Faubourgs, il donne son point de vue tant sur le Mensonge d’Ulysse que sur le procès de Bourg-en-Bresse.

~ Q ~

~ R ~

RAGON Michel : Bien qu’il ait largement éludé le sujet dans son autobiographie consacrée à cette époque D’une berge à l’Autre, Michel Ragon semble avoir été impliqué à la fois dans les réseaux de soutien à Céline et dans la diffusion du Mensonge d’Ulysse. Il évoque d’ailleurs ce dernier ouvrage dans un chapitre de l’Honorable Japon, ce qui sera l’occasion d’une dédicace à Paul Rassinier.

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RASSEMBLEMENT UNIVERSEL DES PACIFISTES (1952) : Journées organisées par le C.N.R.G.O. les 1er et 2 novembre 1952 à Paris (44, rue de Rennes) “afin de définir une doctrine et une politique de la paix qui ne soient ni celles de Moscou ni celles de Washington.” Sont cités parmi les organisateurs : Jean Galtier-Boissière, Emile Bauchet, Marcelle Capy, Félicien Challaye, Jean Gauchon, Gouttenoire de Toury, Robert Jospin, Lacaze-Duthiers, Paul Rassinier, Paul Reboux, Maurice Rostand…

Défense de l’homme, n°44, mai 1952,Introduction à une doctrine de la paix“, par Paul Rassinier

La Voie de la Paix, 17 octobre 1952, “Urgence et actualité du rassemblement universel pour la paix du monde“, par Paul Rassinier

 

RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE (La) :

Juillet-Août 1967, p. 2-146, “La hausse des prix des transports nouveau départ pour l’inflation“, signé P.R.

 

RIBIÈRE Henri :

ROSEN Charles (Rosensweig, dit Ronsac) : Principal interlocuteur parisien de Paul Rassinier lorsque le journal Travailleur devient le fruit d’une collaboration entre le CDD de Souvarine (trop occupé par la rédaction de son Staline) et la FCIE. La correspondance conservée dans les A.R. permet de comprendre les positions respectives, rendues plus conflictuelles encore par les délais et aléas de la communication entre Paris et l’Est, jusqu’à l’inéluctable rupture. Nous n’avons pas consulté les archives du CDD.

~ S ~

 

SADIK Albert : Anarchiste et pacifiste, un temps engagé dans le mouvement des Citoyens du Monde de Garry Davis. Lettre à Rassinier du 13 mai 1951 dans les A.R. (au sujet d’Edmond Michelet et des procès alors en cours).

SARTRE Jean-Paul : Tænia ou Agité du Bocal selon Céline, Bag of wind pour Orwell, il reçut plus sobrement de Paul Rassinier dans la revue de Louis Lecoin Défense de l’Homme une Lettre ouverte à Jean-Paul Jourdain, directeur des “Temps Modernes”. Dès février 1950, Rassinier s’en était pris à Sartre dans deux articles parus dans les numéros du 10 et du 17 du Libertaire de ce mois.

SAULIERE Jean-René (dit André Arru, cf. cette entrée ci-dessus) : Anarchiste un temps libraire à Marseille, pressenti par Rassinier (qui avait quitté Nice pour Asnières en juillet 1958) pour reprendre la direction de la publication de la revue l’Ordre Social. Quelques lettres avaient alors été échangées entre les deux hommes dont nous avons obtenu seulement celles de Rassinier.

SOLIDARIDAD OBRERA : Le numéro de novembre 1957 de ce journal anarchiste en langue espagnole imprimé à Paris et dirigé par Juan Ferrer fut consacré à Sébastien Faure. Paul Rassinier y contribua par un court article où il évoque en introduction le dévoiement de dix années qu’a représenté son engagement au Parti Communiste. Il évoque la figure et les ouvrages de Sébastien Faure comme des repères lui ayant permis de traverser sans trop de dommages ces années sombres d’embrigadement.

SOUVARINE Boris (Boris Konstantinovich Lifschitz, dit) : Il fut en relation avec Paul Rassinier en 1932-34, lors de l’aventure du Travailleur, organe de la F.C.I.E. en lien étroit avec le C.C.D.  Des lettres de Souvarine à Rassinier datant de 1932-33 et principalement en rapport avec la marche du journal sont conservées dans les A.R. Le résumé par Rassinier de l’épisode dans La Révolution Prolétarienne fut l’occasion d’un règlement de compte en forme de polémique. On imagine guère de reprise des relations suite à cette brouille, cependant, des relations indirectes via Georges Albertini après-guerre ne sont pas exclues.

SYNDICAT des JOURNALISTES et ÉCRIVAINS : Les Nouvelles de Saône et Loire du 7 avril 1951 annoncent que Paul Rassinier a été couronné par ce syndicat pour le Passage de la ligne.

~ T ~

TÉMOINS : Journal anarchisant suisse francophone édité à Zurich par Jean-Paul Samson dont le correspondant en France était Robert Proix et qui publia dans son numéro 15 (hiver-printemps 1957) une note de lecture critique de l’article de Paul Rassinier sur les événements de Hongrie paru dans le numéro 100 de Défense de l’homme (février 1957).

~ U ~

~ V ~

VISITEURS : J.-P.R. : “ (…) que ce soit à Mâcon ou à Nice, les visiteurs étaient d’une grande variété : anars Italiens ou Espagnols réfugiés que mes parents aidaient autant que faire se peut en leur donnant parfois des vêtements, parfois des chaussures ou plus simplement en les hébergeant quelques jours ou une seule nuit, écrivains de tous bords (mais c’est nous qui allions chez Paraz, bien sûr)  ou simplement des amis de toujours. Je me souviens qu’en partant pour le lycée le matin, je me demandais toujours qui serait à table le soir…. A Asnières c’était plutôt Bergeron ou Bardèche ou Benoist-Méchin (ce dernier, malgré son grand âge, est venu jusqu’à Asnières pour la levée du corps de mon père) ou d’autres personnages moins “fréquentables” mais que mon père voulait entendre.

~ W ~

~ X ~

~ Y ~

~ Z ~

ZEIT (Die) : Dans le numéro du 19 août 1960, page 16, se trouve la fameuse précision “Keine Vergasung in Dachau” signée “Dr. M. Broszat, Institut für Zeitgeschichte, München“. Le numéro entier dans l’édition de Hamburg est conservé dans les A.R.

 

 

 

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Chronologie des publications :

La polémique entre Rassinier et Jacques Fauvet du journal « Le Monde » : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/01/fauvet-rassinier-gauchon/

Un extrait du livre d’Albert Ratz consacré à Jean Gauchon : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/04/recit-de-ratz/

Munichois résistants (L’Insurgé) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/05/munichois-resistants/

Munichois résistants (2) Marceau-Pivert : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/07/munichois-resistants-2/

Lettre de Pierre Berger : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/08/resistance/

Lettre de Jean Paulhan : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/09/resistances/

Article sur Louis Lecoin paru dans Rivarol : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/13/rivarol-lecoin/

Quelques aperçus sur les prémisses d’une unification des courants pacifistes en 1952 (avec des détails sur Maurice Laisant) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/15/la-voie-de-la-paix/

Echanges entre Lecoin et Gauchon 1963 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/22/cabale-1/

L’auto-interview de Rassinier parue dans Rivarol en avril 1964 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/25/64/

Deux lettres d’Emile Bauchet : à Fabrègues en février 1964 et à Gauchon en mars de la même année : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/04/28/cabale-2/

L’article paru dans le Rouge le Bleu, revue de Charles Spinasse, en mars 1942 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/01/72/

Avis de décès du “Travailleur de l’Est, Révolution Prolétarienne, juillet 1934 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/04/le-travailleur-de-lest/

Lettres de Lucie Colliard (1951) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/04/lucie-colliard/

Lettre de Guy Lerrard, octobre 1964 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/04/lucie-colliard/

Lettre à Jeanne Humbert (1951) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/07/lettre-a-jeanne-humbert-1951/

Lettre à Raymond Beaulaton, novembre 1964 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/13/97/

Sur Raymond Beaulaton : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/13/un-anarchiste-resistant-jusquau-bout/

Article et polémiques dans I.C.O., 1965 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/14/106/

« Scission dans l’U.P.F » un texte d’Emile et Valentine Bauchet, 1966 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/16/scission-dans-lu-p-f/

Sur Georges Bidault, le commandant Lierre, Henri Ribière et Robert Verdier : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/16/rassinier-resistant-1/

Autour de Louis-Ferdinand Céline : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/17/celine/

Articles de la revue Témoins : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/19/a-la-recherche-du-sens-des-mots-et-de-la-verite-des-choses/

Chambrillon se lâche : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/20/un-grand-temoin/

L’Humanité, 1932 (exclusion de Jacob et Rassinier) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/20/renegats/

Bulletin Communiste, organe du C.C.D., juillet 1933 (au sujet du « Travailleur ») : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/21/bulletin-communiste/

Lettre de Aimé Patri, non datée (fin 1949, début 1950) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/21/aime-patri/

D’autres articles de la revue Témoin : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/23/temoins-2/

Articles de « Droit et Liberté », 1964 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/25/droit-et-liberte/

Lettres de Albert Camus, 1952 et 1956 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/25/albert-camus/

Articles de l’Humanité, 1932, encore : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/28/lhumanite-encore/

Articles de la revue Témoins (3) : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/05/31/temoins-3/

La Révolution Prolétarienne, septembre 1933, sur le congrès de Reims : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/01/congres-de-reims-1933/

Demande par la base d’une réintégration de Rassinier à la SFIO, 1955 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/04/avec-la-federation-unanime/

La Voix du Combattant, juin 1939 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/05/la-voix-du-combattant/

Autour de l’exclusion de Rassinier de la SFIO, lettres de Brutelle, Sicard, Debeaumarché… : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/10/exclusion/

Pierre Bernard, Trois Prisons (cité dans le Mensonge d’Ulysse), article de la Révolution Prolétarienne n°328, juin 1949, suivi d’un article de Rassinier du même numéro : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/11/204/

Lettre à Paul Faure, octobre 1939 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/06/17/lettre-a-paul-faure/

L’usage falsificateur fait de la lettre à Paul Faure : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/07/13/on-falsifie/

Deux articles d’actualité autour du « Vicaire » et de « Paris brûle-t-il ? » dans la presse d’extrême droite : Le Charivari avril 1966 et Ecrits de Paris, décembre de la même année : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/05/deux-articles/

Dossier sur la Fédération Communiste Indépendante de l’Est et le journal « Le Travailleur », avec les correspondances du dossier Monatte : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/06/dossier-f-c-i-er-p/

La pacifiction dans le Tafilalet : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/20/pacification/

LVP Origines de l’U.P.F. : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/26/aux-origines-de-lu-p-f/

LVP 24 Controverse sur le pacifisme intégral : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/27/pacifisme-integral-une-controverse/

Lettres de Rassinier à André Arru 1958-59 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/08/28/lettres-de-rassinier-a-andre-arru/

LVP 38, mars 1955 Qu’est-ce que la gauche ? LVP 101, octobre 1960 LVP 118, mai 1962 Trois articles : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/02/gauche-droite/

LVP mai et juin 1964. Controverse entre Rassinier et Gauchon autour du Vicaire sur le procès de Nuremberg et le document Gerstein : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/03/p-s-1553/

LVP 131, juin 1953, un article d’Emile Bauchet sur les massacres stratégiques : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/05/omelette/

LVP 103, décembre 1960 LVP 131, juin 1963 LVP 130, mai 1963 Trois articles sur le Moyen-Orient : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/06/283/

LVP 141, avril 1964 LVP 21, mars 1953 Deux articles sur la responsabilité individuelle et collective dans la guerre : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/09/287/

LVP 144, juillet 1964, toujours sur la guerre et la responsabilité : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/10/crimes-et-chatiments-2/

LVP 41, juillet 1955, décapitations et progrès en Algérie : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/12/civilisation-sans-tete/

Extrait de « La Honte des siècles » par Abraham Abecassis : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/15/la-honte-des-siecles-abraham-abecassis/

LVP 42, septembre 1955 sur la liberté d’expression à la carte LVP 43, octobre 1955 : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/20/liberte-dexpression-quand-ca-nous-arrange/

Sur André Bergeron : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/23/andre-bergeron/

LVP 146, septembre 1964 LVP 147, octobre 1964 Articles sur les responsabilités dans l’accession au pouvoir des nazis https://tinpacifists.wordpress.com/2014/09/30/les-responsables-i-et-ii/

Intervention au 40e Congrès de la SFIO (1948) https://tinpacifists.wordpress.com/2014/10/06/congres-sfio-1948/

LVP 86, février 1959 https://tinpacifists.wordpress.com/2014/10/19/les-affaires-sont-les-affaires/

LVP 186, février 1968, projet de réadhésion à l’UPF d’Emile et Valentine Bauchet : https://tinpacifists.wordpress.com/2014/10/19/une-fausse-bonne-nouvelle/

Jean Ebstein-Langevin https://tinpacifists.wordpress.com/2014/11/05/jean-ebstein/

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