EDOUARD GENTEZ

INDEX

Jean-Claude Vimont a publié le 26 février 2014 sur le site Crimino Corpus  un long article consacré à la centrale de Fontevrault.

On lui saura gré de mentionner un témoignage sur la mort d’Édouard Gentez qui avait été donné en annexe du Mensonge d’Ulysse.

À l’expression d’un certain courage (la bienséance eût exigé qu’on ne cite pas une telle source) se greffent cependant les habituelles bassesses : précautions obligées et petit postillonnage efféminé envers un auteur qui n’a visiblement pas été lu :

« Des précisions sur cet épisode ont été apportées par Paul Rassinier dans un appendice à l’un des chapitres du Mensonge d’Ulysse. La démonstration négationniste de cet auteur ne nous intéresse pas.(…) Rassinier reproduit la teneur d’une lettre qui lui fut adressée par un détenu :  »

Écrit Vimont. Suit une longue citation du Mensonge d’Ulysse, après quoi il reprend :

« Faut-il accepter ce document, tant les écrits de Rassinier comportent de graves contre-vérités ? »

Dans le monde post-intellectuel de Mr Vimont (Monvit eût raillé Paraz), le fait de ne pas « s’intéresser » à la “démonstration négationniste” de Paul Rassinier est une caution suffisante pour affirmer quelques lignes plus loin que ses écrits sont truffés de « graves contre-vérités ».

Le texte de Gentez est pourtant suivi dans le Mensonge d’Ulysse de quelques lignes signées Albert Paraz qui expliquent précisément dans quel contexte ce témoignage lui est parvenu, à lui. Aucun détenu n’a donc écrit à Paul Rassinier pour conforter des thèses qui d’ailleurs n’avaient pas encore été rendues publiques.

En matière de contre-vérités, Vimont semble en connaîre un bout.

Dans le souci de protéger leur source, Rassinier et Paraz, sur les conseils d’hommes de loi, ont brouillé les pistes en inventant le personnage de Benoît C., détournant ainsi la répression qui aurait pu s’abattre sur le véritable auteur du récit : le propre fils d’Edouard Gentez, lui-même emprisonné à l’époque et qui, comme l’indique Paraz, correspondait avec lui sur de tout autres questions.

Albert Paraz écrit à Paul Rassinier, le 10 août 1950 :

« À l’instant je reçois une lettre de la prison d’Albi.

(…) Je reçois le récit d’un imprimeur de Courbevoie, Gentez, qui me raconte la mort de son père, âgé de 59 ans, à Fontevrault, en sept. 46.(…) Les gars imprimeurs, pas assassins !…»

Advertisements