Perspectives Cavalières

PERSPECTIVES CAVALIÈRES

 

Mobilisé sur place à Belfort, entre septembre et décembre 1939, Paul Rassinier entreprend d’écrire une sorte de journal de la drôle de guerre qui donnerait “le point de vue de l’intéressé”. S’il ne croit guère à une évolution dramatique des événements, il la redoute.

C’est probablement alors que la rédaction de ses impressions d’embusqué  est déjà sur le métier qu’il prend connaissance des cinq articles de Léon Blum publiés dans Paris-Soir sous le titre “L’Angleterre et nous“. Avec de nombreux pacifistes, Rassinier reçoit ces articles comme la confirmation d’une trahison progressive des fondamentaux socialistes qu’il a pu observer au sein de la SFIO durant les années trente, face à la montée en puissance de l’Allemagne hitlérienne. Par delà cette trahison, c’est surtout la perte radicale de cohérence du discours socialiste tel qu’il s’était construit après le Traité de Versailles que Rassinier veut mettre en évidence.

Or la contestation de cette trahison ne trouve aucun écho dans une presse sous le régime de la censure.

Rassinier tentera en vain de proposer son essai à des éditeurs jusqu’en novembre 1940, date à laquelle il renonce lui aussi, sous le poids des événements, à relever le défi de Blum, sans toutefois abandonner le matériau rassemblé. Dès 1942, il utilisera l’introduction, avec ses concepts empruntés à Péguy de mystique et politique, dans un article du journal de Spinasse, Le Rouge et le Bleu, mais on peut surtout retracer de nombreux autres emprunts dans son essai de 1953, le Discours de la Dernière Chance, Essai d’introduction à une doctrine de la paix.

Les mutilations résultant de ces emprunts rendent le manuscrit difficile à recomposer. Voici pourtant une tentative qui ne demande qu’à être critiquée et améliorée :

https://tinpacifists.files.wordpress.com/2016/05/perspectivescavalic3a8res1.pdf

Si le texte de Rassinier en lui-même est établi, l’appareil critique pourra encore être corrigé, augmenté – en prenant par exemple en considération la deuxième partie, chapitres IV et suivants du Véritable Procès Eichmann – ou légèrement modifié sans que soit altérée sa cohérence.

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